Je cite :
non pardon ma question se rapportait plutot a ''il faut savoir que le monde lituanien connait d'autres halakhot et hanhagot très particulières aux yeshivot, qui visent toutes à éviter de perturber le limoud.''
Sur ce je demandais 'comme quoi?' merci.
Là je ne vous suis plus. Certes, j’ai écrit -je me cite :
Mais je vous ai devancé et ai moi-même indiqué un autre cas en écrivant tout de suite après :Je crois que la raison du Bitoul Torah est la vraie, associée au fait que la takana ne concernerait pas (ou moins) les yeshivot (comme le dit rav Kamenetsky ).
Ça peut paraître étrange si l'on n'a pas connu l'assiduité qui règne à la yeshiva, il faut savoir que le monde lituanien connait d'autres halakhot et hanhagot très particulières aux yeshivot, qui visent toutes à éviter de perturber le limoud.
Et pour le coup, je n’ai pas ajouté « et j’en passe » :)Un exemple: certains poskim sont meikilim concernant l'attente des six heures entre la viande et le lait, dès qu'on entre dans la sixième heure (=5h et 1mn), si c'est nécessaire pour le Seder limoud de la yeshiva; si le repas de midi était carné et que la yeshiva sert un repas lacté le soir, moins de six heures après, les élèves peuvent manger (dès qu'on entre dans la 6eme heure) afin d'éviter de perturber le seder halimoud.
Mais comme vous m’êtes sympathique, je tente de satisfaire votre curiosité :
Dans certaines Yeshivot (surtout des Yeshivot lituaniennes pur jus) les efforts pour éviter le Bitoul Torah nous ont amenés à plusieurs particularités, dont voici une partie:
-on ne dit pas tous les Piyoutim du Nossa’h ashkenaze pour les shabbatot particuliers (4 Parshiot…)
-on ne dit pas non plus toutes les Sli’hot (durant la période des Sli’hot), surtout Erev Rosh Hashana où la majeure partie est sautée.
-Certains font la Hatarat Nedarim courte en veille de Rosh Hashana (pas tous, c’est chacun ses goûts. Rav Nissim Karélits indiquait de faire la courte, en raison du Bitoul Torah -et pour d’autres raisons).
-On récite le Kidoush du Shabbat matin dans sa version la plus courte possible (Savrei Maranan, Baroukh...Boré Peri hagafen.) (Pour beaucoup d'entre nous, la Seouda durait rarement plus de 15 minutes...)
-On ne chante pas pendant les repas shabbatiques (entre autres raisons, pour éviter le Bitoul Torah).
-On ne fait rien de très particulier pour l’allumage de ‘Hanouka (on quitte son poste/sa place en courant rejoindre sa chambre allumer les Nerot déjà préparées depuis avant le Seder, on allume après bénédictions et on revient en courant, éventuellement en récitant Maoz Tsour.
Mêmes ceux dont la chambre est éloignée et qui veulent en plus passer aux toilettes, peuvent boucler l’interruption en dix minutes montre en main (=en donnant RDV à leur ‘Havrouta pour dix minutes après l'interruption).
-Dès lors, inutile de dire que Tou Bishvat ne se fait presque pas remarquer.
Il y avait un ou deux fruits au dessert ce jour-là à midi.
C’est tout.
Il y a encore certainement plusieurs détails comme ceux-ci, tous s’inspirent de la volonté de rentabiliser le temps d’étude et de privilégier le Limoud sur le reste afin de marquer et même de "créer" une ambiance propice à l'assiduité maximale.
Ambiance que j'avais nommée avec les Ba'hourim de la Yeshiva du Centre Alef(à l'époque où j'y étais Maguid Shiour): Nor Teyré !
(Yeshiva fermée depuis plus de dix ans à présent).
C’est aussi pourquoi il y a certaines Halakhot propres au Beit Hamidrash dans lequel il est permis à l’étudiant de Torah de faire certaines choses (comme manger) prohibées dans une synagogue.