Personne portant un Nom d'Hachem + le vrai nom d'Abayé
Modérateurs : RAV hai AMRAM, Rav Dov Roth-Lumbroso, Sarah, Rav Michaël Szmerla, Rav Binyamin Wattenberg, Rav Imanouel Mergui, Rav Poultorak, Les Rabbanim
- Rav Binyamin Wattenberg
- Messages : 6569
- Enregistré le : 24 févr. 2011, 19:26
- Rav Binyamin Wattenberg
- Messages : 6569
- Enregistré le : 24 févr. 2011, 19:26
Il semblerait qu’il n’y ait même pas de Issour mekalel.
Et donc (à plus forte raison) on ne parlera pas du issour de prononcer le nom de D.ieu (sans klala)…
Ce qui confirme ce que j'écrivais plus haut.
- Rav Binyamin Wattenberg
- Messages : 6569
- Enregistré le : 24 févr. 2011, 19:26
dans le Midrash Eikha Raba (1,51) il y a une opinion pour laquelle le Mashia’h s’appellera du nom de D.ieu (tétragramme -ou au moins Ado-nay).
Comment serait-il moutar d’appeler son enfant ainsi et de porter ce nom ?
Et si l’intention est de dire que le Mashia’h sera Hashem Lui-même (et non un homme), alors ça revient un peu à l’opinion de Rabbi Hillel rejetée dans Sanhedrin 98b, il disait qu’il n’y aura pas de mashia’h et certains (Commentaire Rashi en daf 99a) l’interprètent ainsi :
il n’y aura pas de mashia’h humain, mais c’est D.ieu qui libérera les juifs de l’exil.
Quoi qu’il en soit, cette opinion a été catégoriquement rejetée dans le Talmud.
Il serait étrange qu’elle ait été reprise dans le midrash.
De plus, on retrouve cette idée dans la Gmara Baba Batra (75b) pour le Messie ainsi que pour les Tsadikim (pour lesquels on ne s’arrangera pas avec cette explication).
Il semblerait bien qu’il soit question d’une personne portant le nom de D.ieu…
Mais ça paraît improbable, il faudra donc se résoudre à interpréter ces textes autrement, en disant que lorsqu’on dit que le Mashia’h s’appelle du nom de D.ieu ça ne veut pas dire qu’on l’appelle comme ça, mais c’est une manière de dire qu’il représente D.ieu.
- Rav Binyamin Wattenberg
- Messages : 6569
- Enregistré le : 24 févr. 2011, 19:26
Plus loin, dans son Zer Zahav (§156,2,1 -p.277) il qualifie cette inquiétude d’imbécilité et de folie (דברי פתיות ושטות) et il rappelle que nous avons, à part Abayé Hava, des multitudes de fois ארי הוה [il écrit que ça revient des MILLIERS de fois dans le Targoum, mais c’est très exagéré, c’est une façon de parler, en réalité, ça n’apparait même pas 100 fois, voire même beaucoup moins. C'est le Targoum pour כי היה. On le trouve dans Bereshit (13,6) (26,28) (36,7) (42,5) ou Shemot (9,11) et même en additionnant les occurrences dans le Targoum Yonathan, on sera encore loin du compte.], et qu’on devrait alors aussi éviter la suite des mots Eliahou-Hanavi אליהו הנביא etc.
Il faut souligner qu’il ne s’agit pas d’une ponctuation compromettante, dans ארי הוה le Youd n’est pas Nakoud et donc on a du mal à voir où le nom divin serait entendu.
Quant à אליהו הנביא il faudrait déjà admettre la prononciation du Waw de certains pays sfarades (et l’absence de distinction entre O et OU, typique du Maghreb), qui n’existai(en)t pas à Komarno…
Voir encore Minhaguei Komarno (§39).