Rambam, yessodei haTorah, chap.6 par.4
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Steamy Garbage
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Rambam, yessodei haTorah, chap.6 par.4
Le Rambam dit que lorsqu'on écrit le tsadé et le beth avec l'intention d'écrire Tseva.oth, on peut les effacer.
Pourquoi ne parle-t-il pas du alef et du waw ?
a-t-on aussi le droit de les effacer?
Le Rama a recommandé de ne pas effacer le alef et daleth de Ado.naï, ce qui sous-entend que ça n'est pas interdit, dans ce cas pourquoi le Rambam a-t-il omis de parler des premières lettres de Ado.naï alors qu'il n'omet pas de parler des premières lettres de Tseva.oth et Shad.daï ?
Et si il parle de l'interdiction concernant les 2 premières lettres du nom ineffable, il n'a pas besoin de parler de la permission en ce qui concerne les autres noms (shad.daï et Tsva.oth) car cela est implicite (comme pour Ado.naï).
En clair, il suffisait que le Rambam cite l'interdiction pour les 2 premières lettres du nom ineffable, et la permission pour les autres noms était implicite. J'aimerais également savoir si Alef-Daleth-Noun ou Alef-Daleth-Waw de Ado.naï peut être effacé.
Shalom à tous.
- Jacques Kohn ZAL
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C’est ainsi qu’il n’est pas permis d’effacer le couple alef-lamed, ni les couples alef-hè et yod-hè, tandis qu’on a le droit d’effacer chine-dalet ou tsadei-beth.
La raison de cette différence tient au fait, semble-t-il, que les couples alef-lamed, alef-hè et yod-hè désignent en eux-mêmes Hachem, et ce même s’ils ne sont pas suivis de suffixes.
En revanche, les couples chine-dalet ou tsadei-beth ne détiennent en eux-mêmes aucune connotation sacrée, puisqu’ils forment les premières lettres de mots totalement profanes (Exemples : chidra [« épine dorsale »], ou tséva’ [« couleur »]).
Quant au couple alef-dalet, il peut lui aussi faire partie d’un mot profane, comme adéreth (« manteau »), de même que le « trio » alef-dalet-noun (Exemple : adnouth [« souveraineté »]), ou alef-dalet-waw (Exemple : adon [« Monsieur »]).