Kadish pour un meshoumad
Modérateurs : RAV hai AMRAM, Rav Dov Roth-Lumbroso, Sarah, Rav Michaël Szmerla, Rav Binyamin Wattenberg, Rav F.Klapisch, Rav Imanouel Mergui, Rabbin Marc Meyer, Jacques Kohn ZAL, Rav Efraim Cremisi, Feinermann, Pr. D. KAMOUN, Les Rabbanim
-
JEAN RIBAC
Kadish pour un meshoumad
Est-ce conforme à la Halacha ?
Merci.
- Rabbin Marc Meyer
- Rav
- Messages : 500
- Enregistré le : 25 déc. 2003, 11:36
- Localisation : Modiin Ilit
Ce n'est pas une "prière pour les morts", comme on l'entend ou on le lit parfois.
Certains Kaddisch sont prononcés après une étude, d'autres sont prononcés après une prière, et dans ce Kaddisch-là nous demandons que notre prière soit acceptée. Il y a aussi le Kaddisch des orphelins dans lequel ceux qui ont perdu un être cher montrent qu'il ne perdent pas leur confiance en D-ieu malgré la douleur ressentie par cette perte. Au contraire, ils glorifient le nom de D-ieu, prient pour que tous le reconnaissent et le mérite de cet acte de foi rejaillit sur l'âme du défunt ou de la défunte.
Le Schoul'hane Arouch est explicite: il n'y a pas de Kaddisch pour un Moumar, un juif qui a rejeté l'accomplissement des Mitsvoth ou qui s'est séparé de la communauté juive, "qui ne suit pas ses chemins" comme l'exprime textuellement le Schoul'hane Arouch.
Le Kaddisch, comme d'ailleurs son nom l'indique, est une sanctification du Nom Divin. Il est inconcevable de réciter un texte pareil dans le cadre de ce qui comporte une dimension flagrante d'une immense profanation du Nom Divin. Le peuple d'Israël a, en effet, prêté serment à plusieurs reprises, en s'engageant dans un pacte avec D-ieu, de ne jamais rompre cette alliance. Celui qui se libère des obligations liées à l'identité juive est, par la force des choses, parjure.
Il ne s'agit aucunement de porter un jugement, mais d'établir un constat des réalités.