Guett
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Guett
Dans le cas général où les 2 conjoints divorcent religieusement (le mari donne le guett et la femme l'accepte), cela signifie donc que religieusement, le mari et la femme n'ont "plus rien à voir". En particulier, cela signifie-t-il par définition que chacun reconnait implicitement ne pas avoir griefs à l'égard de l'autre ?
En d'autres termes, n'est-il pas incompatible de donner le guett, et de recourir au tribunal civil parallèlement, pour divers griefs (aide financière, tors exclusifs, garde d'enfants...) ? (ceci constitue la question principale de mon intervention)
Comment se positionne d'ailleurs le Beit Din sur cette question ?
Comment "tranche-t-il" sur la garde d'enfants en particulier ?
- Rav Binyamin Wattenberg
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- Enregistré le : 24 févr. 2011, 19:26
Non.Dans le cas général où les 2 conjoints divorcent religieusement... cela signifie-t-il par définition que chacun reconnait implicitement ne pas avoir griefs à l'égard de l'autre ?
Et hélas, c'est souvent le cas. Le divorce a lieu mais les griefs sont toujours là.
Le problème de la garde des enfants reste toujours à traiter ainsi que les affaires d'argent.
Le Guet n'est pas un traité de paix ni un document engageant à se respecter, c'est un acte de divorce qui vient mettre fin au lien marital des époux, consacré par les Kidoushin.
Il ne suffit pas de donner le Guet pour que tout se règle et tout s'arrange dans leurs vies, mais c'est indispensable pour ne plus être mariés.
Le Beit Din (tout comme les instances civiles) préfère en général donner la garde à la mère qu'au père, mais il y a des cas où le bien être des enfants exige l'inverse.