Etre un Ben Noah ou la pratique imparfaite des mitsvot?
Modérateurs : RAV hai AMRAM, Sarah, Rav Michaël Szmerla, Rav Binyamin Wattenberg, Rav Imanouel Mergui, Les Rabbanim
Etre un Ben Noah ou la pratique imparfaite des mitsvot?
Mon poste est long car il s'agit d'un choix de vie très important dont je tiens à exposer tous les éléments qui le compose.
Je suis en cours de conversion avec le Consistoire depuis plus d'un an et je remets en question mon désire d'être juif car j'ai récemment compris que l'on peut vivre son amour pour son Créateur en étant un Ben Noah.
Au départ j'étais sans religion, mais très croyant et je voulais fortement avoir une pratique religieuse. Mon choix s'est vite porté sur la religion si jalousement gardée qu'est le Judaïsme, pour 2 raisons:
-les rabbins parviennent à répondre à toutes mes questions de religion (ce qu'aucune autre religion ne faisait de façon satisfaisante)
-je fréquentais une jeune femme juive traditionaliste,
J'ai même renforcé mon désir de conversion quand ma copine juive et moi nous sommes séparés, car j'étais trop pratiquant à son goût, malgré notre amour très fort.
Cependant, mon amour pour le Judaïsme a grandi car je croyais que c'était la meilleure manière de se rapprocher de l'Eternel. Mais récemment, sur l'encouragement du Rav Zini, qui donne le cours pour les candidats à la conversion au Consistoire de Paris, j'ai réalisé qu'un goy peut atteindre un niveau spirituel égal à Moshé Rabbeinou, comme il en fut le cas pour Bilaam.
Il faut avouer que la pratique intégrale de la Loi Juive me paraît bien difficile, mais je n'aurai jamais le projet de retrancher une virgule à cette Torat H'aïm. Je recherche le progrès spirituel dans la Torah combiné à une pratique sans faille de la Torah.
Voici enfin ma question: pourrai-je avoir une vie religieuse aussi pleine en étant un goy qu'en poursuivant ma conversion?
J'hésite à stopper ma conversion car certaines lois qui ne s'appliquent qu'aux Juifs me semblent être très saine socialement et spirituellement: lois de niddah et l'existence de rites religieux réguliers.
J'ai aussi un appétit dévorant pour l'étude de la Torah et souhaite continuer à étudier des textes comme les commentaires de Rachi.
Je me reconnais beaucoup moins dans Noah, le Tsadik minimaliste, qu'en Avraham, qui va parler au monde du monothéisme et leur apprend à bénir le Créateur après le repas.
D'ailleurs pourquoi dit on que les goym descendent de Noah et pas d'Avraham, alors qu'il n'était pas, si j'ai bien compris, astreint aux 613 mitsvots, à ce titre il était un Ben Noah?
Merci d'avance pour votre réponse qui m'éclairera sur ce choix délicat et crucial.
Shavua Tov
- Rav Binyamin Wattenberg
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- Enregistré le : 24 févr. 2011, 19:26
Cependant une réponse m'aide beaucoup aujourd'hui:
Une fois converti je pourrais potentiellement faire plus de bien, faire un plus grand Tikoun, que si je reste un Ben Noa'h.
J'espère seulement ne pas avoir mal compris la situation.
Merci de votre aide
Chavoua Tov
Citation :
"Voici enfin ma question: pourrai-je avoir une vie religieuse aussi pleine en étant un goy qu'en poursuivant ma conversion?"
Ma réponse :
Il me semble que tout est une question de niveau de Yetser Hara' que vous désirez réussir à surmonter.
Citation :
"J'ai aussi un appétit dévorant pour l'étude de la Torah et souhaite continuer à étudier des textes comme les commentaires de Rachi. "
Ma réponse (à infirmer si besoin par Rav B.W. car je ne suis pas Rav moi-même) :
Il me semble que c'est OK pour Rashi mais s'agissant du Limoud "Mishna-Gmara", seul le Gyour le rend accessible.
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Chaque homme sur terre vient ainsi réparer ce qui lui incombe, chacun à son niveau. Plus le niveau est élevé, plus le Yetser Hara est grand... ;)
Me'hila au Rav
Toutes mes excuses au Rav Shlit''a.
- Rav Binyamin Wattenberg
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