Parachath Miqets - Les rêves de Pharaon et son récit
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Parachath Miqets - Les rêves de Pharaon et son récit
- Jacques Kohn ZAL
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1 – Dans le récit de la Tora, Pharaon se tient « sur » le fleuve (Berèchith 41, 1), tandis que dans son récit il déclare qu’il se tenait « au bord » (‘al sefath) du fleuve (verset 17).
La différence se comprend aisément si l’on se souvient que le Nil constituait pour les Egyptiens une véritable divinité. Il aurait donc été blasphématoire pour Pharaon de dire qu’il s’était tenu « sur lui », et l’expression « au bord du fleuve » était, selon lui, plus respectueuse (Keli yaqar 41, 1).
2 – Dans le récit de la Tora , les vaches maigres, lorsqu’elles sont sorties du fleuve, se sont tenues « près des vaches grasses au bord du fleuve » (verset 3), tandis que Pharaon omet ce détail. Il ne voulait pas, explique le même commentaire Keli yaqar, que Joseph pût comprendre qu’elles ne paraissaient maigres que par comparaison avec les vaches grasses. Il tenait à ce qu’il induise qu’elles étaient efflanquées par elles-mêmes, raison pour laquelle il a ajouté qu’il « n’en avait jamais vu d’aussi chétives dans tout le pays d’Egypte » (verset 19).
Joseph lui a répondu sur le même ton : « … et toute l’abondance sera oubliée dans le pays d’Egypte » (verset 30) : Les années de famine seront terribles, y compris pour ceux qui ne se souviendront pas des années d’abondance.