Comment des professeurs GOY dans les écoles juives ??
Modérateurs : RAV hai AMRAM, Sarah, Rav Michaël Szmerla, Rav Binyamin Wattenberg, Rav Imanouel Mergui, Les Rabbanim
Comment des professeurs GOY dans les écoles juives ??
Je trouve cela aberrant.
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juif d'Israël
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- Enregistré le : 13 mars 2011, 20:33
Comment gérer des professeurs GOY dans les écoles juives ??
C'est cela que je trouve très grave !! Car il s'agit d'une école "'Harédi" de province où de nombreuses familles très religieuses et d'Avreikhim ont leurs enfants.
Y a-t-il un problème quelconque d'exiger à une enseignante (sous contrat) une tenue vestimentaire et de ne pas froisser et contredire l'enseignement religieux de l'école ???
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Le tribunal compétent (le conseil des prud'hommes en premier ressort) analyse les litiges au regard de deux pièces essentielles :
- la lettre de licenciement lorsqu'il y a licenciement.
- le contrat de travail.
Lorsqu'il n'y a pas de contrat écrit, c'est la fiche de paie qui permet aux conseillers de délimiter les obligations contractuelles.
En l'espèce, la solution consiste à préciser sur le contrat de travail, à l'embauche, les conditions d'exécutions du contrat. Par exemple, les employés des sociétés de ménage s'engagent souvent dans leur contrat de travail à porter les tenues fournies par l'entreprise, à respecter le règlement intérieur des sociétés dans lesquelles ils seront amenés à effectuer leurs missions, à faire preuve de discrétion,... etc.
Attention, les clauses ne doivent pas être illicites (à vérifier dans la jurisprudence).
Pour ajouter des clauses à un contrat existant, il faut faire signer un avenant. Le salarié peut refuser cet avenant.
Le non respect des obligations contractuelles peut être sanctionné (avertissement, licenciement...). La contestation de cette sanction relève du conseil de prud'hommes.
En cas de faute, le salarié peut être licencié.
- Pour cause réelle et sérieuse.
- Pour faute grave (faute ne permettant même pas le maintien dans le poste même durant le préavis).
- Pour faute lourde (lorsque le salarié avait l'intention de nuire).
La notion de "faute" est rarement définie par la loi mais relève de la jurisprudence.
Le droit du travail est très complexe et essentiellement jurisprudentiel en ce qui touche aux sanctions (dont font partie les trois cas de licenciement ci-dessus). Les avocats qui plaident des affaires devant le conseil de prud'hommes ou en cour d'appel en second ressort sont souvent des spécialistes. L'improvisation est dangereuse.
Les affaires opposant des salariés à des écoles confessionnelles glissent très souvent vers des considérations relatives à la discrimination.
Exemple : une école licencie pour faute grave une surveillante parce qu'elle ligote des enfants sur une chaise et leur met du scotch sur la bouche, la surveillante allègue qu'elle est en fait licenciée parce qu'elle ne partage pas les convictions religieuses de l'école et, à ce titre, prétend être victime d'une discrimination religieuse.
Surtout à ne jamais faire, embaucher une personne sans contrat écrit ni bulletin de salaire.
De même attention, le statut d'association cultuelle ne permet pas de fonder une école.
Il y a un site très bien fait et à jour qui traite de ces problèmes administratifs, juridiques et organisationnels :
http://creer-son-ecole.com
De très nombreuses écoles juives sous contrat - et ne se destinant pas nécessairement à un public orthodoxe - exigent de tous le personnel -juif ou pas - une tenue conforme à la halakha. Une tolérance est parfois appliquée concernant le fait de se couvrir les cheveux mais la tsniout est généralement requise, au moins dans les grandes lignes.
C'est donc a fortiori le cas dans les écoles ayant une chita plus religieuse.
En théorie, les enseignants des établissements privés sont recrutés par le chef d'établissement. Celui-ci peut donc évaluer la correspondance du candidat avec le projet d'école.
Les enseignants du privé doivent, par ailleurs, se conformer au caractère propre (ici le judaïsme) des écoles dans lesquelles ils enseignent.
C'est la théorie et c'est la situation générale à Paris, mais la situation en province peut toutefois être très différente si un chef d'établissement ne trouve pas d'enseignant pour sa classe. Cela peut, peut être, expliquer un tel choix.
Cela dit, le problème n'est pas à mon avis lié au fait que l'enseignant soit juif ou pas.
Un juif non pratiquant par "choix" est susceptible de causer des dommages me semble-t-il plus graves qu'un non juif identifié comme tel...
Cela ne résout pas votre problème malheureusement.
La solution passe par le directeur et pourquoi pas par l'inspecteur d'académie.
Pourquoi les parents laissent leurs enfants dans cette ecole? Ils n'ont qu'a les mettre dans une autre ecole. En France, on a le choix de mettre, ou pas, ses enfants dans une école privée, si cette ecole bafoue vos valeurs, retirez les de cette école, il y aura toujours une ecole publique pour les accueillir. Vous pouvez meme trouver une ecole publique avec des enseignantes juives qui ont des jupes longues et qui ne parlent pas de DSK à leurs élèves.
Bien à vous.
Comment gérer des professeurs GOY dans les écoles juives ??
comme à Villeurbanne-Lyon par exemple...