La Tora et l'art
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La Tora et l'art
Y a-t-il une source écrite qui abonde dans le sens qu'il est bon d'avoir des portraits de tsadikim chez soi, sous les yeux ?
De façon plus générale sur l'apport de l'art et des belles choses dans une maison juive ?
Merci d'avance.
Chavoua Tov
- Jacques Kohn ZAL
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Cette pratique, contrairement à ce que suggèrent certains, ne représente en aucun cas une forme d’idolâtrie. Elle s’apparente bien au contraire à celle qui consiste à afficher les portraits de ses parents ou de ses grands-parents, ou encore la photo de son mariage ou celles de ses enfants.
D’une façon plus générale, la première allusion à la beauté que nous offre la Tora se trouve dans le verset où Noé, bénissant son fils Sem, lui souhaite que Hachem « veuille agrandir Japhet, paradigme de la beauté (yéfeth), et le faire résider dans les tentes de Sem » (Berèchith 9, 27).
La beauté des femmes, comme celle de Sara dans Berèchith 12, 11, ou celle des filles de Job (Job 42, 15), est souvent vantée dans le Tanakh, ainsi que celle de la sainteté (hadrath qodèch – Psaumes 29, 2).
La Guemara, dans son commentaire du verset : « Voici mon Dieu, et je l’embellirai » (Chemoth 15, 2), recommande que l’on ait un « beau » loulav, un « beau » chofar, de « beaux » tsitsith et un « beau » séfèr Tora (Chabbath 133b).
De même, « si un homme dit : “Quel “beau” pain ! Béni soit Celui qui l’a créé !”, il a accompli son obligation, tout comme celui qui dit : “Quelle “belle” figue ! Béni soit Celui qui l’a créée !” » (Berakhoth 40b).
De même encore, « trois choses accroissent l’estime qu’un homme se porte à lui-même (littéralement : « élargissent son esprit ») : une belle demeure, une belle femme et de beaux habits » (Berakhoth 57b).
De même encore, à propos du verset : « Tu as rejeté mon âme loin de la paix, j’ai oublié le bonheur » (Eikha 3, 17), il est indiqué par l’un des amoraïm que « cela se réfère à un lit apprêté et à une femme parée de ses ornements pour les talmidei ‘hakhamim » (Chabbath 25b).
C’est dire que la beauté est un élément constitutif essentiel de la sainteté d’une maison juive.