Parachath Bo – A propos de l’institution de Roch ‘hodèch
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Parachath Bo – A propos de l’institution de Roch ‘hodèch
- Jacques Kohn ZAL
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- Localisation : Jérusalem
Quant à Roch ‘hodèch, il représentait l’instrument par lequel les enfants d’Israël pouvaient fixer les dates de leurs fêtes. En essayant de l’abolir, les Grecs ont cherché à saper la croyance des Juifs en la participation de Hachem dans le monde, telle qu’elle s’exprime par les diverses fêtes de leur calendrier.
Une autre manière de comprendre l’importance de Roch ‘hodèch a été proposée par rav Aharon Feldman, l’une des plus éminentes autorités de notre époque :
Le calendrier, tel qu’il est scandé par Roch ‘hodèch, est le lien qui unit le monde physique au monde spirituel.
Jadis, lorsque deux Juifs avaient vu la nouvelle lune, ils en attestaient devant le grand Sanhédrin à Jérusalem, et celui-ci décidait qu’une grande fête aurait lieu, se rendant compte que sa proclamation du nouveau mois rapprochait le monde physique du monde spirituel.
C’est ainsi que, lorsqu’il proclamait Roch ‘hodèch nissan, c’est-à-dire la néoménie du précède la fête de Pessa‘h, le niveau d’allégresse atteignait un niveau tel qu’il était désormais interdit, jusqu’au mois suivant, de réciter la prière mélancolique de ta‘hanoun. A l’inverse, lorsque le Sanhédrin annonçait Roch ‘hodèch av, commençait une période s’apparentant à celle d’un deuil.
Ces deux exemples permettent de comprendre le lien qui unit le monde physique à Hachem. Peut-être aussi clarifient-ils le passage de la Guemara qui affirme : « Quiconque bénit le [nouveau] mois en temps opportun est comme s’il accueillait la Présence divine » (Sanhédrin 42a).
Nous pouvons ainsi comprendre que notre Roch ‘hodèch, tout comme celui de nos ancêtres lorsqu’ils apportaient le témoignage de sa venue, nous procure une relation particulière avec Hachem, en ce qu’il représente un temps de réflexion, d’introspection et de repentir.