Kiddouch Hachem
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Kiddouch Hachem
Concernant la mort "al kiddouch Hachem", j'aimerais comprendre les limites.
Force est de constater que le sujet, délicat s'il en est, impose souvent une réponse liée au sentiment face au drame.
Les victimes de tel ou tel acte atroce (la liste est malheureusement longue) sont-elles toutes parties "al kiddouch Hachem" sur le principe que "mortes parce que juives" ? Même si elles étaient éloignées de toute forme de pratique ?
Prenons un exemple fictif. Un juif qu'on prendrait pour cible, lo alenou lo aleikhem, un shabbat à bord de sa voiture partirait-il "al kiddouch Hachem" ?
Cette question ne sous entend aucune forme de jugement has vechalom, juste une interrogation à laquelle je ne trouve pas de réponse.
- Rav Binyamin Wattenberg
- Messages : 6569
- Enregistré le : 24 févr. 2011, 19:26
Toutefois, il est une réalité que nous ne pouvons ignorer: une personne tuée parce que juive, même si elle était en train de transgresser shabbat, "engendre" par sa mort un "kidoush hashem".
Le fait qu'un juif soit tué parce que juif est en soit un kidoush hashem car il est resté juif malgré le "danger" que cela comporte.
Il y a des millions de juifs qui restent juifs (même s'ils ne pratiquent pas trop, mais ils se considèrent encore juifs en allant à la synagogue à yom kippour) malgré le "danger" d'être juif. Il y a en cela un kidoush hashem, cela montre que le judaïsme est une valeur à laquelle nous tenons malgré le "danger" qu'il comporte.
Cette idée est discutable, mais c'est l'origine de l'idée que vous mentionniez.