jeuner au yahrzeit d'un parent

Tous les jeûnes de l'année juive avec la période des trois semaines et Ticha Beav

Modérateurs : RAV hai AMRAM, Sarah, Rav Michaël Szmerla, Rav Binyamin Wattenberg, Rav Imanouel Mergui, Les Rabbanim

Répondre
nt
Messages : 88
Enregistré le : 04 nov. 2004, 12:02
Localisation : paris

jeuner au yahrzeit d'un parent

Message par nt » 08 juin 2005, 13:37

est-ce un min'hag oou une halakha que de jeuner pour le yarhzeit d'un parent? (y-a-t-il des différences ashkenazes/sépharade,?)

si on veut arrêter de le faire (au cas ou c'est juste un minh'ag), comment faire, faut-il attendre la elloul pour annuler son voeu?

quelle est au juste la valeur d'un minh'ag? (combien ça pèse dans la balance?)

je dois me rendre en israel, et je serai à bney brak au moment d'un yarzeit, autrement dit il risque de faire une grosse chaleur.

est-ce que je peux m'abstenir de manger et non de boire un peu d'eau?
est ce que cela va rendre nul mon jeune?

Avatar du membre
Rav Binyamin Wattenberg
Messages : 6569
Enregistré le : 24 févr. 2011, 19:26

Message par Rav Binyamin Wattenberg » 26 mai 2015, 11:35

Jeûner le jour du Yohrzeit n'est pas une obligation. Cependant, si vous l'avez fait la première année sans préciser que c'était "bli neder" cela constitue un engagement qui nécessite une hatarat nedarim en bonne et due forme (pas en veille de Rosh hashana par la hatara globale puisque vous êtes au courant du neder).
Cf. 'Hokhmat Adam (§171, 11) et Kitsour Shoul'han aroukh (§221, 1)
Même si le jeûne vous devient pénible au long de la journée, vous ne pouvez pas le "racheter" par de la tsedaka (voir Biour halakha sur Rama §568, 2).

On est plus meikilim de nos jours avec ce jeûne, car il est plus difficile qu'avant de jeûner et l'objectif n'étant pas de maigrir mais de faire une kapara au parent défunt ou de se prémunir contre un mauvais mazal influent (sur l'enfant) en ce jour (voir Leket Yosher p.98, Maharam Mintz §IX, Levoush Y"D §402, 12), ou encore de créer un moment de tshouva et d'introspection favorable au repentir, léilouy nishmat le parent (Kitsour Shoul'han aroukh §221, 1), il conviendrait de s'adonner à l'étude et aux mitsvot durant cette journée plutôt que de jeûner (si les deux ne sont pas parfaitement compatibles)
C'est d'ailleurs ce que certains tsadikim (comme Rabbi Akiva Eiger) souhaitaient que leurs enfants fassent après leur mort, ne pas jeûner mais s'adonner pleinement à l'étude.

Bref, vous ne pouvez pas annuler ce jeûne si vous avez l'habitude de le respecter, mais vous pouvez faire une hatarat nedarim (en précisant le péta'h...) et vous engager à la place à une journée d'étude et de mitsvot.

Répondre