interprétation des reves
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interprétation des reves
J'ai decouvert ce site et je tiens a vous remercier pour la création de ce forum!
Je fais assez souvent le meme reve qui me fait peur a chaque fois!
Dans mon reve je vois que je perds mes dents, qu'ils se cassent ou que j'arrive les enlever sans sentir de douleur!
J'aimerais avoir une explication dont je vous remercie par avance!
Merci
- Rav Binyamin Wattenberg
- Messages : 6569
- Enregistré le : 24 févr. 2011, 19:26
Dans Brakhot 56a il est dit que celui qui rêve qu'il perd une dent devra s'attendre au décès d'une personne de son entourage hv"s.
Si cette perte est indolore, c'est que ce décès ne l'affligera pas outre mesure, il s'agît d'une personne qui ne vous est pas chère.
Certains attachent beaucoup d'importance à ces rêves et jeûnent le lendemain pour annuler l'annonce néfaste. Il y a un rite (encore en vigueur parfois chez les sfaradim, mais bien plus rares chez les ahskenazim) nommé hatavat 'halom, il se trouve dans le Pata'h Eliahou.
Il est bon d'accompagner ces prières d'une tsedaka et s'il vous est difficile de jeûner, vous pouvez mettre à la tsedaka la somme du/des repas de la journée.
Bsorot tovot.
- Rav Binyamin Wattenberg
- Messages : 6569
- Enregistré le : 24 févr. 2011, 19:26
rêver d'un sefer torah qui brûle
que les poutres de sa maison s'effondrent
que ses dents tombent.
Il y a encore d'autres exemples, mais comme dit plus haut, même une liste exhaustive serait incomplète en raison de multiples conditions et restrictions, à tel point que certains rabanim considèrent que de nos jours, il n'y a plus lieu de s'inquiéter d'un mauvais rêve, même de ceux retenus par le S.A.
Le 'Hazon Ish lui même ne prêtait pas trop attention aux mauvais rêves (auxquels il semblait assez coutumier) voir Igrot 'hazon Ish (II, §149).
On explique que notre mode de vie moderne fait que nous sommes beaucoup plus stressés que nos ancêtres et au courant de toutes sortes de malheurs et d'atrocités qui ont lieu dans chaque coin du monde et qui peuvent être à l'origine de mauvais rêves, desquels il ne conviendra donc plus tellement de tenir compte.
(Alors que nos ancêtres ne connaissaient que les potins de leur petit village et les grandes guerres seulement des semaines après et sans détails si nombreux, ni le poids des mots, encore moins le choc des photos qui circulent instantanément de nos jours avec internet)
(d'autres explications sont encore avancées)
Voir aussi Or'hot rabenou (III, p.213)
De manière générale, il ne faut pas avoir peur d'un rêve, mais avoir confiance en D.ieu, surtout tant qu'on n'est pas un homme de parole et qui fait attention à chacune de ses pensées.
Par contre, un tsadik qui fait attention à ce qu'il voit, à ce qu'il pense et à ce qu'il dit, qui respecte chacun de ses engagements et qui n'entretient pas de pensées futiles, étant donné que toute sa journée n'est occupée que par des choses constructives sans aucune pensée futile, il y a déjà un peu plus lieu de se préoccuper de son rêve.
Et pourtant, même là, il ne faudra pas y attacher de l'importance, si ce n'est si ce rêve "s'impose" et qu'il "ressent" que ce n'est pas un rêve vain ni anodin.
Dans ce cas, il faut en tenir compte, ce qui ne veut pas encore dire que la solution sera de jeûner comme c'est en principe préconisé, car on perd parfois beaucoup plus par un jeûne...
Si lorsqu'il jeûne, il a moins de force pour sa avodat hashem, s'il risque de s'énerver contre son enfant ou son épouse car il est épuisé par le jeûne, yatsa skharo behefsédo, il vaut mieux ne pas jeûner!
Voir Aroukh Hashoul'han (o"h §571, 1 et §288, 13).
On pourra être "podé" par de la tsedaka. (comme beaucoup de a'haronim le conseillent)
Il est 600 fois préférable de faire un taanit dibour.
Ou encore de s'arrêter de manger alors qu'on voudrait bien continuer (cf. Maguen Avraham o"h §571, fin de sk.1)
Voir aussi R. Haim Pallagi dans Kaf Ha'haim (§36, 58) et dans Roua'h Haim (§288, 1)