Prier pour un accouchement sans Hiloul Chabat ?

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DanouCohen
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Prier pour un accouchement sans Hiloul Chabat ?

Message par DanouCohen » 22 nov. 2015, 10:02

Faut-il prier pour que l'accouchement n'aie pas lieu Chabat du tout, ou bien pour que s'il a lieu durant Chabat on ne fera pas de transgression injustifiée par inadvertance du fait notre méconnaissance du sujet, ou du fait de la difficulté de penser à tout en un tel moment ?

Si c'est la première solution, comment est-ce possible ?
Un enfant qui naît pendant Chabat, n'est-ce pas un bon signe ?


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Rav Binyamin Wattenberg
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Message par Rav Binyamin Wattenberg » 23 nov. 2015, 20:32

Le sefer 'Hassidim (§793) indique de prier dès l'entrée au 9ème mois de grossesse pour que l'accouchement n'aie pas lieu pendant shabbat afin d'éviter la transgression.
Il semble clair qu'un accouchement shabbat sans aucune transgression ne pose aucun problème, seulement c'est assez rare.

Cette idée n'apparaît pas en tant que telle dans le Talmud, mais une idée semblable se retrouve dans Nida (38a-b).

Il existe une discussion concernant la transgression du shabbat en cas de danger, s'il s'agît d'une dérogation (d'houya) ou bien d'une annulation de l'interdit (houtra).
Voir Rosh (Yoma VIII, §14) et Biour Halakha (§328, 4, d"h kol shéréguilim) (cf. aussi Min'hat 'Hinoukh §32).

Si l'on considère qu'il n'y a plus d'interdit en raison du danger (=houtra) [opinion connue au nom du Maharam de Rottenburg (cf. dans le Rosh op cit.) et du Tashbats (III, §37) - et peut-être aussi celle du Maguid Mishné (shabbat II, 11), du moins selon Rav Wasserman (Kobets Héarot §18, 5-10), il faut expliquer la raison d'être de cette prière du Sefer 'Hassidim.

Il semblerait que le souci soit uniquement concernant une transgression qui n'était pas nécessaire pour écarter le danger. En effet, dans la précipitation, on peut facilement commettre un interdit totalement superflu, ce dernier n'étant pas autorisé pendant shabbat. Voilà une bonne raison de prier pour éviter un accouchement durant shabbat.

Et bien entendu, selon ceux qui considèrent que le danger n'annule pas l'interdit du shabbat mais ne génère qu'une dérogation, il est évident qu'il est préférable de ne pas avoir besoin de recourir à cette dérogation.

Tout ceci ne contredit donc pas obligatoirement le fait qu'un enfant né pendant shabbat puisse être considéré comme un bon siman de prishout et de kdousha (cf. Shabbat 156), ce qui servira toujours de "consolation" si le shabbat doit être transgressé en raison d'un accouchement. Mais respecter shabbat est plus important qu'un siman brakha.

L'idéal resterait dans le cas d'une naissance sans transgression (ce qui semble assez subtil).

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