Valorisation d'Eretz Israel
Modérateurs : RAV hai AMRAM, Rav Dov Roth-Lumbroso, Sarah, Rav Michaël Szmerla, Rav Binyamin Wattenberg, Rav F.Klapisch, Rav Imanouel Mergui, Rabbin Marc Meyer, Jacques Kohn ZAL, Rav Efraim Cremisi, Feinermann, Pr. D. KAMOUN, Les Rabbanim
Valorisation d'Eretz Israel
Or, il me semble qu’aujourd’hui paradoxalement cette valeur est complètement dévalorisée dans le monde de la « vraie » Torah (je parle des batei midrashot et yeshivot). Attention ! Je ne parle pas bien sur de tenir des discours « recruteur » qui présenteraient l’alyah comme la seule valeur vraie du judaisme (!) ou qui proneraient une alyah à tout prix quel que soit l’impact économique ou spirituel qui pourrait en résulter…non bien sur…
Mais, je parle de discours qui présenteraient l’Alyah comme étant une étape vraiment importante de la construction individuelle (et collective qui s’en suit…), qui feraient prendre conscience que c’est une un ideal final (même en précisant que s’est difficile que cela necessite la préparation adéquate…) mais au moins de le fixer comme l’horizon virtueux de notre progression spirituelle.
Au contraire, quand on en discute avec certains rabannim (poutant talmid chacham) on reçoit soit peu d’encouragement, soit parfois même des discours décourageants donnant de bonnes raisons d’attendre ou de ne pas le faire (si il y a un problème ou une baisse de la parnassa, pas encore au bon niveau spirituel, il faut trouver le bon système d’éducation pour les enfants, risque d’assimilation à cause des laics !.., …). Comme si du moment qu’il y a un vrai effort à faire (ce qui est vrai bien sur, depuis quand on n’acquière quelquechose d’important sans efforts et epreuves !!) il vaut mieux abandonner/mettre en veille alors que pour les autres valeurs de la Torah (Etude, Shabbath, Kashrout, Chessed, Tahara Mishpara…) on inculque une vrai culture de l’effort personnel, du dépassement de soi et de ses interêt matériels, de savoir faire des sacrifices sur sa parnassa, du bitahon en Hashem…
Alors qu’aujourd’hui, quoi que l’on dise, la difficulté pour franchir cette étape n’est plus aussi difficile qu’avant (bien sur qu’il faut trouver sa parnassa, bien sur il faut bien choisir son quartier pour bien s’integrer trouver les bonnes ecoles etc, bien sur qu’il y a des risques d’assimilation…) mais quand même les efforts à fournir sont à notre portée !
Qu’en pensez-vous ? Peut être que finalement vivre en Eretz Israël n’est pas une étape si importante de notre construction spirituelle ?
- Jacques Kohn ZAL
- Rav
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- Enregistré le : 18 déc. 2003, 17:39
- Localisation : Jérusalem
C’est ainsi que, dans une controverse entre Amoraïm à laquelle nous assistons dans Ketouvoth 110b, il est soutenu que « celui qui habite en Erets Yisrael ressemble à quelqu’un qui a un D’eu, tandis que celui qui habite hors d’Erets Yisrael ressemble à quelqu’un qui n’a pas un D’eu ».
Une autre opinion s’exprime avec vigueur en sens contraire : « Quiconque monte en Erets Yisrael transgresse un commandement actif, ainsi qu’il est écrit : “ Ils seront emportés à Babylone, et ils seront là jusqu’au jour où Je m’en occuperai, dit Hachem, et où Je les ferai remonter et revenir dans ce lieu” (Jérémie 27, 22). »
Le débat ne s’arrête pas là. Et l’on peut dire qu’il ne s’est jamais arrêté…
suite à ma question
valorisation Israel
merci encore pour vos lumières,
bravo pour ce site !
Chelomo
- Jacques Kohn ZAL
- Rav
- Messages : 2771
- Enregistré le : 18 déc. 2003, 17:39
- Localisation : Jérusalem
Ce que professent les partisans de l’interdiction, c’est que le peuple juif n’a pas le droit, avant d’y avoir été appelé par Hachem, de venir s’établir in corpore en Erets Yisrael. Il n’existe en revanche aucune interdiction d’ordre halakhique d’y « monter » individuellement.
2. Le verset cité de Jérémie s’applique, si on le prend dans son contexte, au retour des exilés en Erets Yisrael après les soixante-dix ans qui ont suivi la destruction du premier Temple.
Il est utilisé dans la Guemara (Berakhoth 24b) à l’appui de la thèse de ceux qui défendent l’idée selon laquelle « celui qui monte en Erets Yisrael transgresse un commandement actif ».