50, 100 ou 120 ans ?

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BestWill
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50, 100 ou 120 ans ?

Message par BestWill » 07 juin 2005, 13:52

Bonjour,

Dans la Michna 24 du Perek 5 de Pirké Avot, sont décrites les diverses étapes de la vie d'un homme.

En la lisant, il me vient plusieurs interrogations :

1) Il est marqué "Ben Hamichim Laetsa" - "A 50 ans, le Conseil" . Les Mefarchim expliquent qu'un homme peut commencer à donner des conseils et éclairer les autres à partir de 50 ans, après avoir acquis la force, la Hohma.

Comment est-il possible alors de trouver des rabbanims plus jeunes, qui conseillent très justement, sur des sujets autres que la halaha ?


2) Il est marqué qu'à 100 ans, l'homme est considéré comme mort, comme s'il était déjà parti de ce monde.

Qu'est-ce que cela signifie ? On souhaite toujours à une personne de vivre jusqu'à 120 ans ? D'où vient alors cette notion ?


Merci d'avance pour touts vos précieux éclaircissements.

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Jacques Kohn ZAL
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Message par Jacques Kohn ZAL » 07 juin 2005, 15:39

1. Celui qui atteint l’âge de cinquante ans, explique Bartenoura, est comme les membres de la tribu de Lévi, à propos desquels il est écrit : « Et à partir de cinquante ans, il reviendra de l’armée du service et il ne servira plus. Il fera le “service” avec ses frères… » (Bamidbar 8, 25 et 26).
Quel service accomplira-t-il, demande ce commentateur ? Il donnera des conseils.
2. A propos de celui qui a atteint l’âge de cent ans, il faut bien comprendre l’intention de l’auteur de cette Michna. Il ne dit pas seulement qu’il est « comme s’il était mort », mais aussi : « il est passé et s’est éloigné du monde (we‘avar ou-vatal min ha-‘olam) ».
Explication du rabbi de Lubavitch : A l’âge de cent ans, on a atteint un tel niveau que l’on est « comme » mort, c’est-à-dire que l’on a atteint un degré élevé de la perception de la Divinité.
Quant à l’expression : « il est passé et s’est éloigné du monde », il faut également la prendre dans un sens positif : Un centenaire est quelqu’un qui s’est élevé au-dessus de toutes les choses terrestres. Ses perceptions ne sont que d’ordre spirituel, comme le sont celles des défunts.
Il va de soi que cette explication n’est pas contredite par celui qui souhaite à quelqu’un de vivre jusqu’à cent vingt ans.

BestWill
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Message par BestWill » 07 juin 2005, 15:48

1) Il faut donc comprendre alors qu'à partir de 50 ans, le service de l'homme est de donner des conseils, mais cela ne l'empêche pas de le faire avant ?

2) L'esprit de cette michna est-il le suivant ? Cela donne une ligne de conduite, une plannification pour l'homme, une sorte d'"échéance". Mais il n'est pas dit que chaque étape ne peut être réalisée plus tôt.

Merci pour toutes vos précisions.

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Jacques Kohn ZAL
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Message par Jacques Kohn ZAL » 07 juin 2005, 16:08

Votre façon de comprendre ma réponse me paraît conforme à ma pensée.

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