Offrir une bouteille de vin non casher
Modérateurs : RAV hai AMRAM, Sarah, Rav Michaël Szmerla, Rav Binyamin Wattenberg, Rav Imanouel Mergui, Les Rabbanim
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Angel_mickael
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- Localisation : Paris
Offrir une bouteille de vin non casher
Mais j'imagine que cela serait dû au fait que l'on considérerait le vin comme yaïn nesséh (vin de libation destinée à l'avoda zara), et il est interdit de tirer profit d'une chose liée à l'avoda Zara.
Cela a-t-il encore un sens aujourd'hui ?
Je conçois que l'on interdise de boire ce vin car il y a 2 raisons: yaïn nesséh et mariage mixte. Si l'une des raisons a quasiment disparu, l'autre reste.
Mais pourquoi maintenir cet interdit d'en «tirer profit» ?
En est-il de même pour un jus de raisin et pour les jus multi-fruits achetés par erreur où l'on s'aperçoit par la suite que la composition comporte du raisin ? Ne peut-on pas l'offrir à un goy ?
La semaine dernière, un fournisseur a offert un ensemble de foie-gras, bouteilles de vin... J'ai présentée la boîte à l’équipe en leur expliquant que cela avait été offert par ledit fournisseur et que je les incite à se servir.
Ma logique étant que cela avait été offert à l'entreprise et que je ne prétend ne l’avoir jamais acquit
Ai-je eu tort ? Aurait-il été préférable de jeter les bouteilles ?
Car d'un autre côté, si je doit être complètement honnête, si le cadeau avait été cacher, je me le serait approprier.
Question subsidiaire (qui mériterait un post à elle toute seule) :
Dans la mesure ou les entreprise sont considérée comme des personnes moral (à part entière) par la société (et donc il ne s'agit plus du patron en tant que tel; preuve en est : la notion d'abus de bien sociaux).
Y a-t-il des nafka minot concernant la halàha ? Il est possible d'imaginer de nombreuse koulots.
PS: Merci d'avance pour la réponse que vous allez me donner. Chaque fois , j'hesite à vous envoyer un merci, non par manque de reconnaissance mais par crainte de « vous faire perdre votre temps ». Je sais que vous êtes submergé de posts et de mails et je ne souhaite pas en rajouter inutilement. Mais le cœur y est.
Hazak pour tout ce que vous faites.
- Rav Binyamin Wattenberg
- Messages : 6569
- Enregistré le : 24 févr. 2011, 19:26
http://www.techouvot.com/alcool_taref-vt917.html
La Tora interdit non seulement de consommer mais aussi de tirer profit d’un vin destiné au culte d’idoles (yayin néssekh).
Etant donné qu’il n’est pas garanti que le vin non cachère vendu aujourd’hui n'est pas du yayin néssekh, il est interdit à la consommation mide-rabbanan.
On ne doit pas en faire commerce, mais il est permis, dans le cas où l’on en a reçu, de l’offrir à des non-Juifs.
Sachez cependant que l'usage chez les Séfarades est différent de celui des Achkenazes, et qu'il n'est pas permis pour les Séfarades d'offrir du vin non cachère à un non-Juif.
Pour le foie gras, ça va. voyez ici:un fournisseur a offert un ensemble de foie gras, bouteilles de vin ....
J’ai présentée la boîte à l’équipe en leur expliquant que cela avait été offert par ledit fournisseur et que je les incite à se servir.
Ma logique étant que cela avait été offert à l’entreprise et que je ne prétend ne l’avoir jamais acquit
Ai je eu tort?
Aurait il été préférable de jeter les bouteilles ?
http://www.techouvot.com/offrir_des_ali ... t4777.html
Pour le vin, ça dépend:
si vous êtes ashkenaze, ça va.
Si vous êtes sfarade, ça se complique.
Mais il n'est pas exclu (selon la configuration) que vous puissiez ne pas vous en rendre acquéreur et simplement "laisser" le vin là où il est en indiquant à ceux qui le souhaitent qu'ils peuvent s'en servir car c'est "hefker".
Toutefois, cela dépendra de plusieurs détails.
Ce n'est pas un problème en soi.Car d’un autre côté , si je doit être complètement honnête , si le cadeau avait été cacher , je me le serait approprier.
Vous pouvez malgré tout ne pas l'accepter, ne pas l'acquérir etc.
Très bonne remarque, je vous encourage à la poster ailleurs, pas sur ce fil, car ce n'est pas lié au sujet.Question subsidiaire (qui mériterait un post à elle toute seule) :
Pas de souci.merci d’avance pour la réponse que vous allez me donner.
A chaque fois , j’hesite à vous envoyer un merci
Non par manque de reconnaissance
Mais par crainte de « vous faire perdre votre temps »
Je sais que vous êtes submergée de post (et de mails) et je ne souhaite pas en rajouter « inutilement »
Mais le cœur y est.
'hazak pour tout ce que vous faites.
Remerciement accepté et enregistré pour être ultérieurement mis en facteur.
Peut-on imaginer qu'un sefarade donne la bouteille à un ashkenaze pour que lui-même la donne à un non juif ?
D'autre part, si l'on porte la bouteille à un "apéro", souvent organisé dans sa boite, et qu'on la pose discrètement sur la table, est-ce que cela s'appelle hefker ?
Merci pour le temps que vous nous consacrez.
Joël
- Rav Binyamin Wattenberg
- Messages : 6569
- Enregistré le : 24 févr. 2011, 19:26
C’est délicat ; dans la mesure où l’ashkenaze serait reconnaissant au sfarade de lui avoir donné la possibilité de faire en sorte que le Goy lui soit reconnaissant (à l’ashkenaze), le sfarade y trouverait aussi un intérêt et nous ne serions pas sortis d’affaire.Peut on imaginer qu'un sefarade donne la bouteille à un ashkenaze pour que lui meme la donne à un non juif ?
Ce n'est donc pas si évident.
Oui, si personne ne sait que c’est vous qui avez déposé cette bouteille, il n’y a pas de problème (=la petite Hanaa de savoir que cette bouteille ne va pas disparaître bêtement mais sera au moins appréciée par des collègues n’est pas ici considérée comme problématique, nous voulons éviter la Tovat Hanaa de la part du non-juif, mais elle n’existera pas dans ce cas, donc c’est bon).D'autre part, si l'on porte la bouteille à un "apéro", souvent organisé dans sa boite, et qu'on la pose discrètement sur la table, est-ce que cela s'appelle hefker ?