ZIKOUYE HARABIM
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ZIKOUYE HARABIM
Comment définir le zikouye harabim d’après la torah ? Il existe une source dans ‘Hazal ou dans les posskim qui parle du zikouye harabim ?
- Rav Binyamin Wattenberg
- Messages : 6569
- Enregistré le : 24 févr. 2011, 19:26
Le Zikouy Harabim signifie amener les gens à faire des Mitsvot, rendre les gens "méritants".
C'est à l'opposé du Ma'hti ète Harabim, celui qui entraîne les autres dans la faute.
Il y a bien mention de la notion de Zikouy Harabim dans les 'Hazal, par exemple, la Mishna dans Avot (V, 18) (et c'est cité la Gmara Yoma (87a)) dit
כל המזכה את הרבים אין חטא בא על ידו
L'exemple que la Mishna donne , c'est Moshé.
Que souhaiteriez-vous savoir de plus à ce sujet?
- Rav Binyamin Wattenberg
- Messages : 6569
- Enregistré le : 24 févr. 2011, 19:26
Ok, je comprends mieux, vous ne cherchez pas vraiment la « définition » du zikouy harabim, mais plutôt son « champ d’application ».Je cherche la bonne définition du zikouye harabim
Hé bien, cela varie en fonction des personnes (et des rabanim aussi !).
Vous demandez :
Il semble assez logique qu’il faille se soucier de soi en premier lieu ; avant d’aller convaincre d’autres personnes à adhérer à quelque chose qu’on ne connait pas vraiment soi-même, il faut se renseigner et apprendre.il faut sortir pour convaincre des juifs du emet … ou il faut " être" plus solitaire s'occuper de ses midotes, de sont limoudes.
Je sais que certains « rabanim » n’appliquent pas ce conseil de pur bon sens, ils passent leur temps à tenter de convaincre les gens que la Torah est magnifique et on a parfois envie de leur demander qui leur dit que la Torah est magnifique? qu’est-ce qu’ils en savent s’ils ne l’ont pas lue/parcourue ne serait-ce qu’une fois?
Ils ont certes généralement lu le ‘houmash, mais qu’en est-il du Talmud (auquel ils se réfèrent) ?
Bref, aller prêcher la bonne parole et convaincre les gens de pratiquer la Torah (et donc de l’étudier), alors qu’on ne s’en préoccupe pas soi-même, est légèrement absurde.
Il faut avant tout débuter un peu l’étude et le travail des Midot (kshot atsmekha…), après cela on pourra imaginer convaincre d’autres personnes, car comment partager ce que l’on n’aurait pas encore acquis ?
Vous parlez de :
Là aussi, s’il s’agît d’étaler son peu de science, non.donner des cours de 'hizouk
Il vaut mieux laisser ça à ceux qui sont aptes à le faire.
Il y a de nos jours des personnes qui donnent des cours de « torah » ou de « ‘hizouk », dans lesquels il arrive souvent qu’ils pervertissent le message de la Torah. J'en ai vu. C'est affolant.
Mais pour celui qui est « apte » et « peut » le faire, bien sûr qu’il est bon de s’en soucier (sans en abuser ; il faut continuer à « se remplir » en parallèle).
Oui, c’est assurément bien, mais pas à la portée de tous, il faut en avoir les moyens.soutenir l'édition d'un livre
Bon, ça c’est assez moderne comme concept.Réunir 40 femmes pour hafrachat 'halla
Je ne pense pas que ce soit ce qu’il y ait de mieux à faire.
C’est une habitude qui s’est répandue dernièrement.
Il y a aussi, dans le même registre, la « Seoudat Aménim ».
C’est une « invention » récente.
Les femmes des Tanaïm et Amoraïm ne se regroupaient pas pour répondre Amen à tour de rôle sur des fruits secs.
La femme de Rashi non plus, idem pour celle du Rambam, du Rif ou du Rosh (etc.).
Mais quand on voit les nouvelles « rabanit ceci » et « rabanit cela » qui inventent une nouvelle religion selon leur imagination et un message d'angoisse et de désolation à l'opposé de la Sim'hat 'Haim, on se dit que la seoudat aménim est un moindre mal.
Bref, il faut de tout pour faire un monde (même si parfois on se demande quand même si on n’aurait pas pu se passer de certaines formes d’énergumènes).
Il y a des excès, mais dans ce qui est encore acceptable et justifiable, vous constaterez qu’il y a différentes tendances.
Il y a le modèle qu’on pourrait baptiser « Avraham Avinou » et à l’opposé il y celui qui s’appellerait alors « Its’hak Avinou ».
Avraham sortait vers les gens, il tentait de les convaincre (cependant, APRES avoir déjà acquis lui-même un niveau conséquent) et de les rapprocher du droit chemin.
A l’inverse, Its’hak pourrait paraître comme renfermé sur lui-même, il s’occupait de se parfaire en se disant que son rayonnement n’en sera que plus grand et qu’il pourra ainsi « éclairer » d’autres personnes, sans avoir à sortir dans la rue leur courir après.
On retrouve un peu de la tendance « Avraham » chez les ‘hassidim de Loubavitch, alors que les autres juifs tiennent plus du système « Its’hak »; ils étudient « dans leur coin » en considérant que cela permettra d’avoir (de développer) une vraie Torah indispensable à la survie du judaïsme.
(Précision : chez Loubavitch aussi on étudie –à part quelques éberlués Baalei Tshouva. Et chez les « yeshivistes » aussi on fait du Kirouv, surtout depuis l’époque de rav Steinman qui encourageait les Avrekhim à consacrer une partie de leur temps pour enseigner aux juifs non-pratiquants.)
Je ne connais pas, mais pour ce qui est du concept même du Kirouv, voyez encore ici :je pense au rabanim de hidabroot
http://www.techouvot.com/seminaires_de_ ... highlight= (vous avez-là de la lecture pour un bon moment !)
et aussi ceci : http://www.techouvot.com/kirouv-vt580.h ... highlight=