Sota chapitre 8

Vous pouvez nous poser toutes vos questions qui n'entrent pas dans l'une des catégories ci-dessus

Modérateurs : RAV hai AMRAM, Rav Dov Roth-Lumbroso, Sarah, Rav Michaël Szmerla, Rav Binyamin Wattenberg, Rav Imanouel Mergui, Rav Poultorak, Les Rabbanim

Répondre
tragule
Messages : 19
Enregistré le : 02 déc. 2015, 10:46

Sota chapitre 8

Message par tragule » 03 mai 2018, 21:17

la première mishna du chapitre 8 de sota contient une liste de mitsvot concernant la parole, dont une partie peut être dite en toute langue (ou bien, en toute langue comprise de celui qui accomplit la mitsva), et une autre uniquement en Leshon Hakodesh. La guemara qui suit cherche dans les versets la source pour chaque mitsva mentionée.

En lisant ce passage, j'ai du mal à comprendre quelle est la Hanakhat Yesod de haza"l - c.à.d sans les derashot, aurions nous dit que les mitsvot se disent bekhol lashon ou bilshon hakodesh davka?

Exemples:

Par rapport à la sota, on fait la drasha "veamar hacohen laisha" pour autoriser toute langue, donc sans la drasha, on aurait dit que l'obligation est en hébreu.

Par contre, en parlant de la birkat cohanim, on trouve une drasha "ko tevarekhou" pour dire que l'obligation est en hébreu, donc sans drasha on aurait dit que toute langue est bonne.

donc, y a manque de clarté en cas de mitsva liée à la parole sans limoud précis.

j'espère avoir été compris, et merci beaucoup!

Avatar du membre
Rav Binyamin Wattenberg
Messages : 6569
Enregistré le : 24 févr. 2011, 19:26

Message par Rav Binyamin Wattenberg » 23 mai 2018, 07:44

Tout d’abord, de mémoire, c’est plutôt le début du chapitre 7 (et non le 8).

Ceci étant dit, votre question est très pertinente.

Voici ce qu’il faut comprendre pour l’écarter :
dans la drasha basée sur « Veamar » il n’y a pas la présence d’un élément qui indiquerait « bekhol lashon » (on pourrait toujours dire « Veamar » --> Bilshon Hakodesh !), il n’y a qu’absence d’élément indiquant le contraire.

Autrement dit, on considère que le verbe « dire » (ou « parler » ou « bénir » etc.) n’indique PAS spécialement une langue plutôt qu’une autre, tant qu’un autre élément ne vient pas le spécifier –ce qui est le cas dans « Ko Tevarekhou » (Drasha sur le « Ko »).

Répondre