Le Talmid H'akham

(relations entre l'homme et son prochain, les middoth)

Modérateurs : RAV hai AMRAM, Sarah, Rav Michaël Szmerla, Rav Binyamin Wattenberg, Rav Imanouel Mergui, Les Rabbanim

Répondre
MrQuestion
Messages : 146
Enregistré le : 16 mai 2017, 10:27

Le Talmid H'akham

Message par MrQuestion » 04 août 2020, 13:48

Rav Wattenberg,

Qu'est-ce qu'un talmid h'akham?

Un talmid qui est aussi h'akham, le talmid d'un h'akham ou bien est-ce lui le h'akham?

Merci

Avatar du membre
Rav Binyamin Wattenberg
Messages : 6569
Enregistré le : 24 févr. 2011, 19:26

Message par Rav Binyamin Wattenberg » 04 août 2020, 17:09

Qu'est-ce qu'un talmid h'akham?
Un talmid qui est aussi h'akham, le talmid d'un h'akham ou bien est-ce lui le h'akham?
Si je comprends bien la question, vous voulez savoir ce que signifie l'expression "Talmid 'Hakham", qui est "'Hakham"? lui ou la personne dont il est le Talmid.

Bref, faut-il comprendre
a) "Talmid d'un 'Hakham" ou
b) "Talmid qui est 'Hakham"?

Le mot Talmid est « Samoukh », c-à-d qu’il se rapporte au mot ‘Hakham, il s’agit donc de dire que c’est le Talmid d’un ‘Hakham, comme l'hypothèse A.
J’en veux pour preuve simple, le pluriel qui n’est pas Talmidim ‘Hakhamim, mais plutôt Talmidei ‘Hakhamim. CQFD.

Toutefois, le Kehilat Yaakov (Algazi) (Lashon ‘Hakhamim §526) cite le Tishbi qui présente les deux options et aucun de ces deux auteurs n’a pensé souligner ma preuve du pluriel.
C’est étrange.

Pire encore, le Raglei Mevasser (Hagahot sur le Tishbi) apporte une preuve de Brakhot (57b) que l’appellation Talmid ‘Hakham était réservée à un Talmid qui était déjà au niveau d’un ‘Hakham mais qui n’avait pas encore eu la Smikha (mais une fois ordonné, il devenait « ‘Hakham »), il en déduit donc que ‘Hakham se rapporte au Talmid (hypothèse B).

Mais il ne semble pas remarquer que d’après sa logique le pluriel aurait dû être Talmidim ‘Hakhamim !
Talmidei ‘Hakhamim Marbim Shalom Baolam.

C’est vraiment étrange, c’est à se demander si c’est moi qui ai loupé un détail.

J’ai cependant trouvé que rabbi Méir Mazouz a apporté la même preuve que moi dans ses annotations sur le Tishbi.
Me voici donc en bonne compagnie.

Répondre