Chiour de Rav Wattenberg sur la polygamie
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Chiour de Rav Wattenberg sur la polygamie
Dans votre Chiour sur la polygamie, afin de répondre a de nombreuses questions, vous proposez une réponse personnelle qui consiste à expliquer qu'avant "l'ère moderne" le divorce se faisait bien plus facilement qu'aujourd'hui car les liens sentimentaux entre les époux était bien moins fort.
Selon cette explication, comment comprendre la guemara à la fin de Guitin qui explique que le Mizbeah pleure lorsqu'un couple divorce ?
- Rav Binyamin Wattenberg
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- Enregistré le : 24 févr. 2011, 19:26
J’ai déjà répondu (et plusieurs fois) à cette question (mais peut-être pas par écrit), de différentes manières, en voici deux :Dans votre Chiour sur le poligamie, afin de répondre a de nombreuses questions, vous proposez une réponse personnelle qui consiste a expliquer qu'avant "l'ère moderne" le divorce se faisait bien plus facilement qu'aujourd'hui car les liens sentimentaux entre les époux était bien moins fort. Selon cette explication, comment comprendre la guemara a la fin de guitin qui explique que le mizbeah pleure lorsqu'un couple divorce ?
1) Justement, c’est parce qu’à cette époque le lien sentimental n’était pas assez fort et que les gens pouvaient avoir tendance à divorcer pour des raisons assez banales et très facilement (cf. la Mishna de Guitin 90a et voir aussi Baba Batra daf 160), qu’il a été nécessaire pour ‘Hazal de dire et d’enseigner que ce n’est pas convenable de divorcer pour une simple « déception », qu’il faut réaliser que « le Mizbéa’h en pleure » -ce qui est assurément une parabole, une image pour dire que c’est triste.
Le Mizbéa’h pleure, mais pas les protagonistes, hélas.
2) On peut aussi imaginer d’autres réponses comme dire que c’est pour les enfants qu’il y a lieu de pleurer (inutile d’expliquer la souffrance des enfants dans ce cas).
Ou pour les familles qui se séparent (et souvent se déchirent) en créant de la haine entre juifs, signe annonciateur de la destruction du Temple et du Mizbéa’h (détruits en raison de la haine -cf. Yoma daf 9), voilà pourquoi le Mizbéa’h en pleure déjà…