Cherche livre sur la shoah
Modérateurs : RAV hai AMRAM, Rav Dov Roth-Lumbroso, Sarah, Rav Michaël Szmerla, Rav Binyamin Wattenberg, Rav Imanouel Mergui, Rav Poultorak, Les Rabbanim
-
cheelnaute
- Messages : 195
- Enregistré le : 05 janv. 2014, 02:05
- Localisation : Paris
Cherche livre sur la shoah
En français svp
Merci !
- Rav Binyamin Wattenberg
- Messages : 6569
- Enregistré le : 24 févr. 2011, 19:26
Alors, s’il faut que ce soit un livre qui regroupe tous ces points :Connaîtriez vous un livre sur la shoah, mêlant faits historiques et moussar, quelque chose de bien ecrit, pourquoi pas un récit autobiographique.
En français svp
-sur la shoah
-mêlant faits historiques et moussar
-quelque chose de bien écrit,
-un récit autobiographique.
-en français,
Ça restreint énormément…
Il y a « Vivre après la Shoah » de Mme Edith Davidovici, qui habitait à Paris avec son sympathique mari M. Davidovici, encore jusqu’au milieu des années 90.
Puis ils sont allés en Belgique (proche de leurs enfants).
Mme Davidovici elle-même, est née Stern, c’était la fille du Rav Stern de la Rashi Shul (rav Yehouda Leib Stern, niftar vers 1964).
Après Rav Stern, le poste est resté vacant un bon moment, puis est venu Rav ‘Haim Tsvi Rozenberg (de mémoire vers 1989), sans pour autant obtenir le titre de Rav officiel de la synagogue, qu’il a obtenu ultérieurement, rôle rempli jusqu’à son décès soudain il y a maintenant presque deux ans, en Adar 5779 (2019).
Dans un autre style, il y a « Un chemin dans les cendres » (ouvrage collectif, éditions Raphaël 1993) qui met plus l’accent sur l’aspect Moussarique.
A l’opposé, « Du fond de l’abîme » de Reb Hillel Seidman (Plon 1998) qui met plus l’accent sur le côté historique, la précision des faits (c’est un journal personnel tenu au ghetto de Varsovie, durant la guerre).
Dans le même genre, « Du fond de la détresse » (Abraham Fuks) sur l’histoire de Rav Weissmandel (éd. Tradition 2003).
Sinon, il y a aussi des récits autobiographiques non-rabbiniques, comme « Le livre de la mémoire -Au-delà de l’enfer » de Sylvain Kaufmann (J.C. Lattès 1992)
[c’est le père de Rav Moché Kaufmann de Bnei Brak (connu du public francophone), et de Francine Kaufmann la journaliste].
Après la guerre, il a vécu en région parisienne jusqu’à son décès vers 1996-97.
Ce n’était pas un rabbin, mais il fut un grand juif tout de même, plein de Emouna et profondément juif.
Il a été président du Mouvement Sioniste de France et était impliqué dans plusieurs autres activités communautaires juives, synagogue, écoles etc.
Dans ce livre, il ne fait que raconter ses péripéties (qui sont incroyables), mais entre les lignes se dévoile un homme plein de caractère, plein d’Emouna, de courage et de force morale.
C’est un livre qui sera certainement mis à l’index dans les milieux dits « ultra-orthodoxes », car il a certaines tournures et expressions dans un langage quelque peu impoli (exp. en page 270), mais c’est du léger, c’est globalement très bien écrit et agréable à lire, ça n’a rien à voir avec la vulgarité ou le style infâme et agressif de certains auteurs (pourtant) réputés (du style de Céline).
Aussi, il y a quelques passages qui seraient censurés à Bnei Brak par la Mishméret Hatsniout, mais il ne s’agit pas de grand romantisme à l’eau de rose, quelques lignes qui ne dépassent jamais le niveau de ce qu’on trouve dans un conte de Grimm, un conte pour enfants de Charles Perrault ou encore du Walt Disney et Cie.
Pour un adulte qui vit en France, c’est ridicule d’en faire un plat, mais je préviens tout de même.
Ce livre m’avait été recommandé (peu après sa parution) par mon ami Rav Yossef Meyer (de Bnei Brak) et je lui en sais gré, je ne regrette pas de l’avoir lu.
J’en ai tiré beaucoup de Moussar et de ‘Hizouk, vous y trouverez aussi des faits stupéfiants sur le Rabbi de Klausenburg et sa Tsidkout.
-
Simhat Haim
- Messages : 16
- Enregistré le : 12 août 2012, 09:41
-
cheelnaute
- Messages : 195
- Enregistré le : 05 janv. 2014, 02:05
- Localisation : Paris
Merci pour vos lumières une fois de plus.
J'aurais été tenté d'après votre description d'opter pour le livre de Mme Davidovici et pour le livre un chemin dans les cendres, mais ils sont introuvables sur le net.
Je me suis rabattu sur le livre de Rav Kaufman, dispo sur amazon, que j'ai recu en 48h et que j'ai deja bien entamé
Encore merci !
-
Cheela-techouva
- Messages : 101
- Enregistré le : 31 janv. 2013, 18:56
Je l'ai lu entièrement, presque sans parvenir à m'arrêter.
Livre très bien écrit.
J'en ai également tiré un grand hizouk.
En ce qui concerne le rabbi de klausenbourg, si ce n'était pas des informations "kli richon", je ne les aurai pas crues. C'est nifla
Je tenais à vous remercier pour cette recommandation.
Kol touv
- Rav Binyamin Wattenberg
- Messages : 6569
- Enregistré le : 24 févr. 2011, 19:26
Vous l'appelez "Rav" Kaufmann, ce n'était pas un "Rav", ni un Talmid 'Hakham.Merci pour vos lumières une fois de plus.
J'aurais été tenté d'après votre description d'opter pour le livre de Madame davidovici et pour le livre un chemin dans les cendres, mais ils sont introuvables sur le net.
Je me suis rabattu sur le livre de rav kaufman, dispo sur amazon, que j'ai recu en 48h et que j'ai deja bien entamé
Encore merci !
C'est son fils qui est "Rav Kaufmann".
Ces deux autres titres sont du style à se trouver en vente d'occasion de temps à autres si vous surveillez les sites appropriés.
Mais celui-ci est déjà très intéressant et source de 'Hizouk pour qui sait le lire, voyez ce qu'à écrit Cheela-techouva.
- Rav Binyamin Wattenberg
- Messages : 6569
- Enregistré le : 24 févr. 2011, 19:26
Très bien, merci pour cet ajout.Je me permets d’ajouter le livre Pirssoumé Nissa de Rav Ménaché Klein. Il a été traduit en français assez récemment. Ça met plus l’accent sur la emouna que sur les faits historiques.
Je précise que rav Menashé Klein est le fameux auteur du Shout Mishné Halakhot.
Le Pirsoumei Nissa a été réédité en un livre à part à Jérusalem en 2011 avec des Tshouvot liées au sujet de la guerre.
Il faut savoir qu'il y aussi un Pirsoumei Nissa qui porte sur le même sujet, du Dayan Weiss, auteur du Shout Min'hat Its'hak.
Mais je ne pense pas qu'il ait été traduit en français.
- Rav Binyamin Wattenberg
- Messages : 6569
- Enregistré le : 24 févr. 2011, 19:26
Chapeau! A ce prix, c'est vraiment une affaire!suite à votre post j'ai commandé le livre de Mr Kaufmann en occasion (pour 1,95€ + 2,99€ de livraison).
Vous devez lire vite ou dormir peu, car il fait près de 500 pages.Je l'ai lu entièrement, presque sans parvenir à m'arrêter.
En effet, c'est ce que j'indiquais plus haut, nous sommes d'accord.Livre très bien écrit.
Bis, en effet. Moi aussi.J'en ai également tiré un grand hizouk.
Indeed. Ces informations ont le double avantage d'être à la fois d'un "kli rishon" et aussi d'un kli rishon qui n'est pas partisan, ni 'hassid du Rav, ni même 'hassid tout court.En ce qui concerne le rabbi de klausenbourg, si ce n'était pas des informations "kli richon", je ne les aurai pas crues. C'est nifla
Il n'est donc pas acquis à la cause mais relate de manière objective ce à quoi il a assisté.
With pleasure.Je tenais à vous remercier pour cette recommandation.
Et moi je vous remercie pour cette "confirmation".
J'ai fait l'acquisition du livre de Sylvain Kaufmann sur ses péripéties durant la Shoah. Monsieur Kaufmann y apparait comme un homme de grande valeur, un tsadik.
Son récit permet de mieux ressentir le vécu quotidien dans les camps de concentration. J'ai retenu, entre autres, que c'est le culot qui l'a sauvé (avec l'aide de Dieu) . Que dans la vie, même dans des circonstances moins tragiques, il faut oser.
Contrairement à vous, je n'ai pas ressenti de hizouk ( je vous envie), mais une profonde tristesse et de la déprime devant le terrible sort de tant de Juifs innocents.
Kol Tov
- Rav Binyamin Wattenberg
- Messages : 6569
- Enregistré le : 24 févr. 2011, 19:26
Merci pour cette information.Il y a aussi le livre du Rav Ephraim Oshry : "La Torah au coeur des ténèbres".
C’est en effet un livre en français en lien avec la Shoah, mais Cheelnaute cherchait plutôt dans le genre « récit », une histoire sur la Shoah, qui raconte des faits.
La lecture du livre que vous indiquez permettra forcément d’apprendre quelques faits bien précis, mais étant donné qu’il s’agit -si je ne m’abuse- d’une traduction de quelques réponses halakhiques à des questions posées au Ghetto de Kovno durant la guerre, disons que le but premier de cet ouvrage n’est pas de rapporter des faits.
Toutefois, sa lecture est très intéressante et instructive.
- Rav Binyamin Wattenberg
- Messages : 6569
- Enregistré le : 24 févr. 2011, 19:26
« Le livre de la mémoire -Au-delà de l’enfer », c’est son titre, je veux dire qu’il y a un titre et un sous-titre.bonjour de quel livre de mr kauffmann parlez vous? car vous en enumerez deux merci
L’ambiguïté vient du fait que l’auteur lui-même avait édité une première fois son livre avec un seul titre, puis, il l’a renommé.
Mais si vous cherchez « Le livre de la mémoire -Au-delà de l’enfer » de Sylvain Kaufmann (J.C. Lattès 1992), vous le trouverez, j’en veux pour preuve les internautes qui l’ont acquis et nous en font part plus haut.
- Rav Binyamin Wattenberg
- Messages : 6569
- Enregistré le : 24 févr. 2011, 19:26
Bien, voilà déjà une bonne chose d’apprise.J'ai fait l'acquisition du livre de Sylvain Kaufmann sur ses péripéties durant la Shoah. Monsieur Kaufmann y apparait comme un homme de grande valeur, un tsadik.
Son récit permet de mieux ressentir le vécu quotidien dans les camps de concentration. J'ai retenu, entre autres, que c'est le culot qui l'a sauvé (avec l'aide de Dieu) . Que dans la vie, même dans des circonstances moins tragiques, il faut oser.
On retrouve un enseignement en ce sens dans le Talmud (Sanhedrin 105a) : חוצפא אפילו כלפי שמיא מהני
L’un n’exclut pas l’autre.Contrairement à vous, je n'ai pas ressenti de hizouk ( je vous envie), mais une profonde tristesse et de la déprime devant le terrible sort de tant de Juifs innocents.
On peut s’attrister en lisant toutes ces péripéties, mais le courage et l’audace de ce M. Kaufmann sont source de ‘Hizouk quand même.
Si cela peut aussi encourager dans la vie de tous les jours à ne pas se laisser aller, ne pas se laisser gagner par la tristesse, par des bêtises, par des faiblesses, mais au contraire se réjouir de la belle vie que nous avons (oui, j’écris cela même en période troisième vague de Covid 19) et savoir se prendre en main et « faire quelque chose de sa vie » au lieu de laisser la vie décider pour nous, alors on en aura déjà tiré un très bon ‘Hizouk.
Si l’on lit tout ce qui a été écrit comme témoignages sur la Shoah, on ne s’en sort plus, il y a eu trop de souffrances sur terre, c’est inimaginable, combien de millions de gens ont souffert ? et durant combien de temps ! c’est impensable et insupportable.
Il ne faut pas sombrer dans la déprime, il faut aérer ses lectures, ne pas lire à la suite dix bouquins sur la Shoah, mais de temps à autres en fonction de l’humeur et de ce que le tempérament permet d’encaisser.
Chacun réagit différemment, en fonction de son caractère, de son histoire familiale, etc., il faut savoir mesurer sa propre capacité à se plonger dans ce type de lecture. Le but n’est pas d’en sortir déprimé, mais au contraire renforcé.
Celui qui a vécu les affres de la Shoah n’a pas besoin de ce genre de livres.
Celui qui y est totalement étranger et ne se sent pas trop concerné par le génocide juif (par exemple un chinois né en Chine après la guerre), n’en tirera pas un grand ‘Hizouk.
Celui qui est né après la Shoah mais dont les parents en ont souffert aura forcément un intérêt certain à découvrir « son » histoire familiale.
C’est ce qui fait mon intérêt pour la matière, je suis né après la guerre, mais mon Père et mes grands-parents sont des survivants de cette sombre période.
En réalité, même ceux qui n’ont aucun de leurs proches ayant été mêlés aux affres de la Shoah, peuvent y trouver un intérêt spirituel en se sentant concernés au titre de juifs.