Critiquer la mauvaise action et non la personne

(relations entre l'homme et son prochain, les middoth)

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yitsou
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Critiquer la mauvaise action et non la personne

Message par yitsou » 18 avr. 2021, 10:44

Shalom Rav Binyamin Wattenberg

Est-il considéré comme du lashon hara de critiquer la mauvaise action faite, et non pas la personne qui l'a commise (car elle pourra toujours faire techouva) en partageant cette critique avec une tierce personne pour en apprendre les erreurs et avancer dans le droit chemin ?

Pour être plus clair, y a-t-il une distinction entre partager une critique pour en apprendre les tenants et les aboutissants avec une tierce personne et la personne qui l'a commise, ou alors les deux rentrent dans le guéder de lachon hara ?

merci d'avance

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Rav Binyamin Wattenberg
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Message par Rav Binyamin Wattenberg » 04 mai 2021, 09:31

ça dépend des cas.

Parfois, lorsqu'il est clair que l'intention est uniquement le bien de la personne critiquée, c'est réellement constructif et c'est moutar.
Par exemple, des parents qui parlent d'une bêtise commise par leur enfant.

Mais ça n'autorise pas forcément à aller raconter les faits à quelqu'un d'autre (par exemple si le père irait les raconter à un ami qui n'est pas réellement intéressé par le bien de l'enfant concerné).

Bref, si vous pouvez indiquer le cas (sans que cela permette de deviner qui en sont les protagonistes), ça me faciliterait peut-être la tâche.

yitsou
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Message par yitsou » 04 mai 2021, 10:49

"Bref, si vous pouvez indiquer le cas (sans que cela permette de deviner qui en sont les protagonistes), ça me faciliterait peut-être la tâche."

justement la est la qestion: le fait de pointer du doigt la mauvaise action permet de savoir qui est le protagoniste
p.ex il y a des annees, un chauffeur de bus avait etaint le moteur car il voyait q un pere ne paye pas la place de tous ses enfants(la raison car le pere estime que pour un seul arret de bus pas besoin de payer la totaliter) j ai esseyer de raisonner le pere en question mais pas moyen, il s en est suivi un grand h'iloul Hashem par le refus du pere a payer(les passagers etaient principalement non pratiquant)
maintenant ce pere sonne le shoffar a Rosh Hashana dans une shoul froum (ou je priais)
j en discute avec un autre temoin qui etait assis plus loin dans le bus
et qui n a pas tout entendu et vu mais a compris que quelque chose clochait et pensait que le chauffeur en avait contre le pere.


ou encore un pere qui esseye de faire comprendre a son enfant regarde tel enfant a cause de ces mauvaises actions c est retrouver dans telle situation
(tout en precisant qu il n a rien contre l enfant qui a mal agi mais contre l action)

le but est de pointer du doigt la mauvaise action et ses concequences nefastes mais pas la personne qui les a faite

de la vient l interogation: peut on distinguer l action de la personne tout en precisant qu on a rien contre la personne mais contre la mauvaise action



merci d avance

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Rav Binyamin Wattenberg
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Message par Rav Binyamin Wattenberg » 21 mai 2021, 10:19

Dans le 2ème cas:
un pere qui esseye de faire comprendre a son enfant regarde tel enfant a cause de ces mauvaises actions c est retrouver dans telle situation
(tout en precisant qu il n a rien contre l enfant qui a mal agi mais contre l action)
ce n'est pas interdit, c'est dans le but d'éduquer son fils que le père dit cela.

Pour le cas de l'altercation entre le Shofar et le chauffeur, puisque votre interlocuteur était présent et a remarqué qu'il y a eu une dispute, vous rétablissez le Emet: il pensait (injustement) du mal du chauffeur en le tenant responsable au lieu de comprendre que c'est le sonneur de shofar qui était en tort, il n'y a pas de Lashon Hara a priori étant donné que M. Shofar revendique sa position et l'affiche lui-même, puisqu'il vous a tenu tête lorsque vous avez tenté de le raisonner.

Mais de là à dire qu'à chaque fois que je critique l'action et non la personne, ce soit vrai et donc moutar, non, ça me parait difficile d'en faire une règle.

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