La crise des Zivouguim

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MenTem
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La crise des Zivouguim

Message par MenTem » 30 déc. 2021, 19:48

Bonjour,

Ma question n'est pas halakhique mais plus sociologique. Je ne sais pas si elle entre parfaitement dans le cadre des questions que nous pouvons poser ici : J'ai constaté autour de moi que beaucoup de jeunes gens, religieux, n'arrivent pas à se marier du tout.

Ce constat est-il à généraliser ? Quelles sont les raisons qui expliqueraient cela, et comment, à son petit niveau, faire en sorte que les choses aillent un peu mieux pour les autres ?
Certains rabbanim parlent souvent de raisons métaphysiques pour expliquer cela (explications millénaristes ou liées à la génération). Ces explications ne me satisfont pas, car elles ne sont pas assez portées vers l'action.

Merci beaucoup.

Yankev
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Message par Yankev » 04 janv. 2022, 08:40

Cherchez l'erreur plutôt du fait que dans le contexte actuel des sociétés dîtes ''modernes'' en France, Amérique, Israël etc... la crise du shidukh est une résultante que l'homme et la femme n'ont aucun projet commun réel à proposer et à mettre sur la table pour vivre ensemble et être profondément solidaire l'un l'autre. Avoir des enfants n'est pas un projet commun, la preuve avec tous les divorces qui s'en suivent, et la parnassa est devenue, à cause du coût de la vie, le critère principal pour qu'une femme s'engage à épouser un individu qu'elle connaît à peine, même s'ils ont une השקפה à peu près similaire et sur la même longueur d'ondes cela sera bien vite dépassé par le principal fardeau de la parnassa que l'homme devra assumer pour maintenir son couple.

De plus, du fait de l'évolution des technologies, chacun peut mener sa petite vie individuelle virtuelle sans se soucier du temps qui passe; on pourrait étaler le constat mais pour espérer une solution concrète (l'aspect du mazal n'étant pas à exclure) il faut d'une part :

1) que l'attirance physique soit sublimée naturellement par une solidarité de l'un envers l'autre pour éviter les disputes inutiles et leurs conséquences fâcheuses.

2) d'autre part que les parents des deux côtés évitent d'influencer leur progéniture. Mais dès qu'ils mettent la main au portefeuille, forcément ils auront leur mot à dire.

3) par ailleurs, que l'éducation des enfants soit régulée par les deux parents (et pour des enfants de divorcés cet aspect est évidemment très déséquilibré).

Mais votre question portait surtout sur les jeunes qui ne passent pas sous la houpa. Là-dessus, l'action principale à mener serait une investigation des attentes de l'un envers l'autre à combler, mais en général les jeunes de 20-30 ans n'ont pas assez de recul sur eux-mêmes pour savoir ce qu'ils désirent vraiment (à part gagner du fric et lernen quand celui-ci est vraiment frum).

La notion de partage me semble être le principal moteur et critère d'acceptation pour espérer qu'un couple s'unisse réellement. בשעט"ו

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