Rabbi Moché haDarshan

Questions sur les Parachioth de la Torah

Modérateurs : RAV hai AMRAM, Rav Dov Roth-Lumbroso, Sarah, Rav Michaël Szmerla, Rav Binyamin Wattenberg, Rav F.Klapisch, Rav Imanouel Mergui, Rabbin Marc Meyer, Jacques Kohn ZAL, Les Rabbanim

Répondre
YDH
Messages : 4
Enregistré le : 17 déc. 2022, 20:16
Localisation : ROMAINVILLE

Rabbi Moché haDarshan

Message par YDH » 07 juil. 2023, 14:36

Bonjour Rav Wattenberg,

Qui est ce Rabbi Moché haDarshan que Rashi cite régulièrement ?

Merci par avance.

Avatar du membre
Rav Binyamin Wattenberg
Messages : 6569
Enregistré le : 24 févr. 2011, 19:26

Message par Rav Binyamin Wattenberg » 13 juil. 2023, 13:24

Qui est ce Rabbi Moché haDarshan que Rashi cite régulièrement ?
C’est un rabbin français, Rosh Yeshiva de Narbonne, contemporain de Rashi mais plus âgé (il a vécu au XIème siècle).

Il vient d’une grande famille de Rabanim, son père (Rabbi Yaakov "Hanavi") et son grand-père (Rabbi Moshé) furent avant lui les Rashei Yeshiva de Narbonne, et son frère Rabbi Lévi [Cf. Pseudo-Rashi Divrei Hayamim (I,4,31) et (II,2,14), et Sefer Hayashar (§620)] lui a succédé à ce poste.

Rabbi Moshé Hadarshan est le Rav du Aroukh (Rabbi Nathan de Rome) et du Eshkol (R. Avraham bei Its’hak Av Beit Din, alias Raavad II).

Le fils de R. Moshé Hadarshan s’appelait Rabbi Yehouda.

Rashi (Dvarim 32,24) écrit avoir entendu au nom de Rabbi Moshé Hadarshan de Toulouse. Or, Rabbi Moshé hadarshan n’était pas de Toulouse mais de Narbonne.
Mais il existe d’anciens manuscrits où au lieu de Moshé il est écrit Yehouda.
Certains pensent que c’est ce fils de Rabbi Moshé Hadarshan qui se serait installé à Toulouse.
Voyez Geiger dans Parschandatha (Leipzig 1855 תרט"ז, partie en allemand, p.11, note 1), il indique un manuscrit où l’on lit : משמו של ר' יהודה מטולושא שמעתי. (Aucune mention de 'Darshan').
Geiger lui-même le rebaptise Rabbi Yehouda Hadarshan (Juda Darschan) mais rien n’indique (du manuscrit qu’il cite) que ce R. Yehouda fut un Darshan.

Gross dans Gallia Judaica (Paris 1897, p.214) indique que le manuscrit porte « Juda ben Moïse Haddarschan de Toulouse », ‘Darshan’ est certes mentionné, mais se rapporterait donc au père seulement.

[Voyez une erreur identique (dans un autre texte) soulignée par Geiger dans Parschandatha (op cit, partie en hébreu, fin de Maamar Shéni, p.20).]

Répondre