la sortie de Yaacov et les yeux de Léa
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la sortie de Yaacov et les yeux de Léa
Dans la parachat Vayetsé :
1- Comment peut-on dire qu'après la sortie de Yaacov ...פנה הודה פנה זיוה alors que Itzhak était encore là bas ?
2- Ounkelos traduit עיני לאה רכות par יאיה,
Puis pour יאית : יפת מראה
Si les yeux de Léa étaient humides de pleurs, quel rapport avec la "beauté" ?
- Rav Binyamin Wattenberg
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- Enregistré le : 24 févr. 2011, 19:26
A l’avenir, merci de séparer les questions, ouvrez autant de fils que de questions.Dans la parachat Vayetsé :
C’est en cela que c’est intéressant, lorsqu’un Tsadik quitte l’endroit, il perd de son charme MÊME si un autre Tsadik y habite encore.1- Comment peut-on dire qu'après la sortie de Yaacov ...פנה הודה פנה זיוה alors que Itzhak était encore là bas ?
C’est ce qu’écrit le Kli Yekar (Bereshit 28,10) dans sa première réponse [à cette question : Pourquoi nous renseigner ici dans la Torah que la sortie de la ville d’un Tsadik se ressent ? Pourtant Avraham et Its’hak ont eux aussi quitté des endroits avant cela dans la Torah, pourquoi ne pas l’avoir enseigné à leur propos ?]
On peut dire que l’idée serait que chaque Tsadik a un côté unique, même si tous les Tsadikim respectent et étudient la même Torah, chacun a son « style » particulier.
En l’occurrence, Yaakov et Its’hak (et Avraham) étaient très différents.
Aucun. C’est juste qu’il y a différentes explications pour ce terme « Rakot ». Voyez aussi Baba Batra (123a) [et la remarque du Ibn Ezra (Bereshit 29,17) sur l’explication de Ben Ephraïm], ainsi que le Rashbam (Bereshit 29,17) qui traduit « Rakot » par « Naot », c-à-d qu’elle avait de beaux yeux (verts selon lui).2- Ounkelos traduit עיני לאה רכות par יאיה,
Puis pour יאית : יפת מראה
Si les yeux de Léa étaient humides de pleurs, quel rapport avec la "beauté" ?
Tandis que ce que vous mentionnez, c’est le Midrash (Bereshit Raba 70,15) qui comprend que les yeux de Léa n’étaient pas beaux mais explique pourquoi la Torah nous le dit : pour souligner sa Tsidkout : elle pleurait de se savoir destiné à un Rasha. Voilà ce qu'ils avaient de beau.
Voyez aussi le Or Ha’haim (Bereshit 29,17) qui expliquera autrement pourquoi la Torah souligne cet aspect peu reluisant de la Tsadeket.
[Note : vous écrivez que le Targoum Onkelos traduit dans יאית : יפת מראה, mais vous vouliez probablement écrire יאיא.
Et concernant רכות ce n’est pas יאיה mais יאין au pluriel.]