L’attitude de Lot face à la foule des Sodomites

Questions sur les Parachioth de la Torah

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Menashédf
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L’attitude de Lot face à la foule des Sodomites

Message par Menashédf » 18 nov. 2005, 19:13

Chers Khakhamim,

Comment comprendre l'attitude de Lot dans parachat Vayéra alors qu'il préfère mettre en péril la vie de ses deux filles avant celle de ses invités , les deux anges qu se sont présentés sous la forme de eux inconnus proposant de les livrer à la foule enragée? La mitsva d'"harnassath orjim" (l'hospitalité envers les invités), que Lot avaient apprise d'Avraham Avinou son oncle, a-t-elle précédence sur la vie et le bien-être de nos proches?
Les avis sont partagés sur cet épisode, beaucoup y voient de la misogynie, dans une société ancestrale dans laquelle les hommes avaient plus d'importance que les femmes. Ou on peut penser que vue l'homosexualité prédominante à Sodome peut-être les habitants qui en voulaient aux deux invités de Lot ne s'intéresseraient guère à des jeunes filles.
Comment comprendre adéquatement cet épisode?
Merci de répondre à mes questions. Chalom Ou-béra'hoth.

Marcel Léger, Mexico

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Jacques Kohn ZAL
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Message par Jacques Kohn ZAL » 19 nov. 2005, 18:52

Rabbeinou Be‘hayé (ad Berèchith 19, 8) insiste sur le fait que le souci premier de Lot était de préserver les hôtes qu’il venait d’accueillir sous son toit. Cela était certes à son honneur, mais non le fait par lui de proposer ses filles à la foule qui s’était amassée à sa porte.

Pour Sforno, Lot cherchait à provoquer une réaction de ses gendres.

Selon le rabbin Elie MUNK (La voix de la Thora, Vol. I, p. 182), la rançon que Lot était prêt à payer pour la protection de la vie de ses hôtes était certes immorale et inhumaine, mais elle ne semblait pas anormale en regard des mœurs orientales de l’époque.
« Tu livres tes filles à la débauche, s’écrtia une voix du ciel, au lieu de défendre leur honneur jusqu’à la mort ! Ton péché se retournera finalement contre toi et tu succomberas par elles à l’inceste. Rabbi Na‘hman cite à ce propos l’aphorisme suivant : “Celui qui est atteint de boulimie finit par manger de sa propre chair” (Midrach Tan‘houma).

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