Pourquoi ce sentiment d’échec permanent ?
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Pourquoi ce sentiment d’échec permanent ?
Je déouvre votre site, suite à la présentation d'une amie et je vous remercie de ce beau travail. J'ai beaucoup hésité avant d'écrire, mais j'ai besoin d'avoir une réelle réponse à mon problème. J'aimerais SVP avoir votre aide.
Je crois beaucoup en D, cependant je ressens aujourd'ui beaucoup de colère envers Lui. Je sors d'un examen important dans mes études. Et après avoir énormément travaillé, c'est la déception. Je me croyais vraiment prête pour cet examen...et apparement le bon D en a voulu autrement.
Alors je veux bien croire que cest "Gamsou le tova", mais là j'en ai assez de voir toujours les autres réussir sauf moi. Alors je ne sais pas pourquoi Il me fait cela. Car je n'arrête pas d'essayer d'évoluer dans la religion, de faire des efforts....MAIS RIEN NE SE PASSE!
J'ai l'impression de n'être jamais "recompensée", car toute ma scolarité a été difficile, malgré mes efforts.
On m'a déjà dit "ne t'inquiète pas, tu seras recompensée 1 jour, pas tout de suite..... et puis de toute façon, personne peut savoir pourquoi cela t'arrive (car nous ne somme pas D)."
Mais c'est depuis que je suis petite que je connais des échecs alors j'aimerais bien connaitre au moins une fois "la joie"!
Merci d'avance pour toute l'aide que vous pouvez m'apporter.
- Jacques Kohn ZAL
- Rav
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- Enregistré le : 18 déc. 2003, 17:39
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La réussite dans la vie est due essentiellement à nos propres efforts et à notre certitude que : « Aide-toi, et le Ciel t’aidera », ou plus exactement, selon ce que nous apprend la tradition juive : « Aide-toi, et peut-être le Ciel t’aidera-t-il. »
Il est écrit en effet : « [Hachem] met sa bouche dans la poussière : peut-être y aura-t-il quelque espoir » (Eikha 3, 29), et la Guemara de commenter : Toutes les fois que rabbi Ami arrivait à ce verset, il se mettait à pleurer : « Tout cela, gémissait-il, et seulement “peut-être” ! » (‘Haguiga 4b). En d’autres termes, « nous avons été accablés de tant de malheurs, avec comme seul résultat que “peut-être” y aura-t-il quelque espoir ! » (Rachi ad loc.).