Catégories de serviteurs et traitement différent pour chacun
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Catégories de serviteurs et traitement différent pour chacun
J’aimerais comprendre davantage les différentes catégories de serviteurs mentionnées dans la Paracha de Michpatim, pourquoi des différences de traitement entre ces serviteurs ? Quel enseignement y a-t-il à tirer de tout cela ?
Concernant l’EVED IVRI, le serviteur juif, il travaille 6 ans et la septième année venue, il est libéré. Il part avec ce avec quoi ou avec qui il est entré en servitude, s’il avait une femme en arrivant, ils partent ensemble mais si son maître lui a donné une CHIF’HA CANAANIT, une servante canaanéenne comme femme, elle et les enfants qu’elle lui a donnés restent en possession de son maître.
Pourquoi cela? Pourquoi séparer une famille? Pourquoi cette femme, bien que cananéenne, n’est pas considérée à part entière comme l’épouse du serviteur?
J’ai lu que, par la suite, la CHIF’HA et ses enfants sont libérés et ils deviennent juifs, un processus similaire à celui de la conversion mais cela indépendamment du « mari » juif.
Une autre catégorie de serviteurs c’est l’AMA IVRIYA, la servante juive, qui suit pas n’ont plus les mêmes règle de l’EVED IVRI. Son maître, le fils de son maître ou quelqu’un d’autre la prendra comme femme, elle jouira de tous les droits et prérogatives d’une épouse juive ou elle retournera vivre dans sa famille, elle ne peut être vendue a qui que ce soit d’autre, être rabaissée ou salie.
Merci de m’éclairer sur ce point. Chalom Ou-béra’hoth.
Marcel Léger, Mexico.
- Jacques Kohn ZAL
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Si cet homme a été acquis par son maître étant marié, sa femme et ses enfants sont libérés comme lui, à l’expiration des années de service.
S’il est marié, son maître peut lui déférer une une servante cananéenne pour qu’il engendre par elle des serviteurs. Il s’agit là d’une punition destinée à lui faire prendre conscience des conséquences de sa privation de liberté.
A noter toutefois que s’il n’était pas marié au début, son maître n’a pas le droit de lui déférer une servante cananéenne (Qiddouchin 20a).
Quant à la « servante hébreue » (ama ‘ivriya), il s’agit du cas particulier d’une jeune enfant impubère (qetana) que son père place au service d’un homme dans la perspective d’un mariage, soit par lui-même soit par son fils. Cela exclut la jeune fille pubère.