Tefila publique : intervention du public dans la hazara

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fradji
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Tefila publique : intervention du public dans la hazara

Message par fradji » 19 mars 2006, 01:02

lors de la hazara par le ch. tsibour peut-on intervenir pour chanter certains passages? si oui lesquels? certains sont-ils strictement reservés au ch. tsibour par ex la kedoucha?

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Rav Emmanuel Gies
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Message par Rav Emmanuel Gies » 19 mars 2006, 10:43

Selon les communautés, il existe divers usages concernant l'habitude pour le kahal de chanter à voix haute certains passages de la 'amida lors de la répétition par le chalia'h tsibour. On se conformera en tous points à l'usage communautaire. Mais le chalia'h tsibour doit faire attention à ce que toute la h'azara puisse être entendue. Il doit donc attendre que le tsibour se taise avant de reprendre la hazara. Le tsibour quant à lui, doit être attentif à ne pas interférer vocalement dans ce qui est dit par le chalia'h tsibour.
En effet, la hazara a été instituée pour rendre quitte de la prière ceux qui ne la connaissent pas. Il faut donc qu'il puissent l'entendre intégralement de la bouche du chalia'h tsibour. Ceci reste valable même lorsque le public n'est constitué que de personnes qui savent prier eux-même.
C'est pourquoi le modim derabanann doit être dit à voix basse par le public tandis que l'officiant élève suffisament la voix pour faire entendre distinctement la prière de modimm. De même ce dernier doit attendre, lors de l'office de vendredi soir, que le public ait fini de chanter maguenn avoth avant de le reprendre. Tout comme il doit faire entendre kadoch et baroukh ainsi que amenn yehey chemeh rabba et amenn de da'amirann be'alma à ceux qui, encore dans la 'amida, ne peuvent répondre et sont quitte en l'entendant de la bouche du chalia'h tsibour.
Pour ce dernier point, rav moché Feinstein préconise, lorsque l'on s'attend à ne pouvoir l'entendre de la bouche de l'officiant tout en prévoyant que l'on aura pas fini sa tefila bela'hach à temps, de demander à un camarade majeur d'avoir l'intention de nous en rendre quitte au moment où lui même répondra.

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