Parachath Qora‘h - L’amandier fleuri
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Parachath Qora‘h - L’amandier fleuri
Cet épisode, destiné à consacrer la primauté des descendants d’Aaron, complète le récit des péripéties qui ont mis fin à la rébellion, à savoir l’engloutissement des conjurés dans les entrailles de la terre (Bamidbar 16, 32), ainsi que l’épidémie qui a fait 14 700 victimes supplémentaires (Bamidbar 17, 12 à 15).
Il existe cependant une différence importante : Si cet engloutissement, cette épidémie et l’épisode de l’amandier ont tous pour finalité de mettre en relief la primauté des descendants d’Aaron en tant que kohanim, la troisième de ces péripéties, contrairement à celles qui l’ont précédée, s’est présenté sous un aspect positif, comme s’il venait illustrer l’adage talmudique : « Celui que ta gauche repousse, que ta droite ne cesse de l’attirer » (Sota 47a).
Résumons brièvement le récit de l’amandier fleuri :
Moïse, sur l’ordre de Hachem, demanda à chaque tribu de lui fournir un bâton (matè, du même nom que « tribu »), et d’écrire sur le bâton de la tribu de Lévi le nom d’Aaron. Celui des bâtons qui bourgeonnerait allait désigner celui que Hachem aurait choisi.
Le lendemain, lorsque Moïse entra dans la tente du témoignage, c’est le bâton d’Aaron qui avait bourgeonné. Il avait aussi produit des fleurs et fait mûrir des amandes.
Pourquoi précisément des amandes ?
Le mot hébreu chaqèd (« amande ») comporte une idée de rapidité, voire de précipitation (voir notamment Jérémie 1, 11 et 12).
Selon Rachi, l’amande est, de tous les fruits, celui qui fleurit en premier. Elle symbolise ici l’idée selon laquelle la punition s’abattra avec rapidité sur celui qui, à l’instar de Qora‘h, s’avisera de se rebeller contre le sacerdoce.
Le rabbin S. R. Hirsch propose une interprétation sensiblement différente : Tandis que tous les arbres, au début du printemps, semblent encore hésiter à sortir leurs premières pousses, l’amandier est déjà en pleine floraison, image de cet esprit de décision, de cette promptitude à suivre l’appel de Hachem, en présence d’une certaine lenteur, d’un imperceptible doute, qui freine l’élan des autres vers la lumière. Lévi a su montrer cette promptitude lors de l’épisode du veau d’or ; il restera, dans l’histoire du peuple juif, l’infatigable combattant de la pureté de la pensée juive.
Concernant le bâton d'Aaron, voici ce que j'ai trouvé sur le sujet:
La valeur numérique de "Matèh Lévi" (bâton de Lévi) équivaut à 100 nombre qui donnerait l'idée de perfection:
MATEH (Mèm = 40 + Tet = 9 + Heh = 5) = 54
LEVI (Lamed = 30 + Vav = 6 + Youd = 10) = 46
-------------------------------------------------->100
Si nous calculons la valeur "miloui" ou pleine des lettres qui composent ces deux mots, nous obtenons 611, la guématria du mot TORAH (Tav = 400 + Vav = 6 + Rech = 200 + Heh = 5):
MATEH
Mèm = (Mem + Mem = 80)
Tèt = (Tet + Yud + Tav = 419)
Heh = (Heh + Alef = 6)
----------------------------> 505
LEVI
Lamed = (Lamed + Mem + Dalet = 74)
Vav = (Vav + Vav = 12)
Youd = (Yud + Vav + Dalet = 20)
----------------------------> 106
505 + 106 = 611
Le Ba'al HaTourim fait le lien entre les amandes "SH'KEIDIM" y la dynastie des Hasmonéens "HASMONAIM" fondée par Simon Macchabée, descendants d'Aaron et défenseurs de la Torah qui luttèrent avec zèle et ferveur contre l'envahisseur grec:
SH'KEIDIM (AMANDES) (Shine = 300 + kof = 100 + Dalèt = 4 + Youd = 10 + Mèm = 40) nous donne un total de 454 (+ 1 "im ha-kolel") = 455
'HASMONAIM ('Hèt = 8 + Shin = 300 + Mèm = 40 + Vav = 6 + Noun = 50 + Alef = 1 + Youd = 10 + Mèm = 40) = 455
Chalom Ou-béra'hoth.
Marcel Léger, Mexico.