Ouvrir une bouteille a chabat
Modérateurs : RAV hai AMRAM, Rav Dov Roth-Lumbroso, Sarah, Rav Michaël Szmerla, Rav Binyamin Wattenberg, Rav Imanouel Mergui, Rav Wolff, Rav Poultorak, Rav Efraim Cremisi, Les Rabbanim
Ouvrir une bouteille a chabat
-Est ce qu'il y a une difference entre le fait qu'il s'agisse d'une bouteille en plastique ou en verre.
-Est ce qu'il y a une difference si il y a une bague ou non sur la bouteille au niveau du bouchon
- Qu'est ce qu'on gagne a percer le bouchon avant d'ouvrir puique : "kol amekalkelim ptourim",si on mekalkel avant d'ouvrir cela reste assour.
-QUand on parle de creation de la cas de l'ouverture d'une bouteille,c'est la creation du bouchon ou de la bouteille???
-Dans la Halakha il ya un probleme de faire une belle ouverture pendant chabat, est ce que l'ouverture d'une bouteille peut etre assimilé a la creation d'une ouverture?
-Est ce que l'ouverture des boites de conserve ou autres est aussi problematique pendant chabat.
Je suis conscient que la question est longue,merci beaucoup pour votre reponse et pour votre investissement.
- Rav Emmanuel Gies
- Messages : 271
- Enregistré le : 23 déc. 2005, 00:34
Sinon, le chemirath chabath kehilkhatahah préconise de percer assez largement (sans abîmer un logo/dessin/écriture) les bouchons à bague avant de les dévisser, évitant ainsi de "fabriquer" le bouchon pour la première fois. Si vous avez des bouchons identiques en stock, ou si vous le jetez à la poubelle dès l'ouverture, vous pouvez l'ouvrir normalement.
Les bouteilles d'huile dont la bague s'enlève en la tirant ne doivent pas être ouvertes le chabath. On peut y faire un trou ou le faire sauter par le côté.
Le matériau de la bouteille, quant à lui importe peu.
De même on abîmera les boîtes de conserve en en perçant le fond avant de les ouvrir.
NOTE :
Attendu que les usages sont dans ce domaine, aussi variés que l'opinion des décisionnaires ;
Que la validité de ces indications dépend des modes actuels de fabrication pour chacun des types de bouchon concernés ;
Les indications de cette réponse restent soumises à l'approbation et aux observations des rabanimm de ce forum (... et d'ailleurs)
je m'etonne que vous donniez la, a un tres large public, l'opinion la plus stricte en ce domaine (surtout concernant les boites de conserve!!)...
Pourquoi ne fait on plus notre la si courageuse opinion du Rambam (voir par exemple, le Rambam cite dans Talmidey Rabbeynou Yona sur la sougia de Tevilat Ezra ou dans ses lettres au Rosh Yeshiva de Bagdad sur les fleuves le shabbat)
"Je me suis efforce de donner au peuple la alah'a stricto-sensus sans lui donner des h'oumrot"
cordialement
- Rav Emmanuel Gies
- Messages : 271
- Enregistré le : 23 déc. 2005, 00:34
Dans ce cas particulier, par contre, de nombreux décisionnaires plus grands que moi se sont déjà exprimés sur le sujet. Certains voient dans l'ouverture d'un bouchon à vis un issour thora. Je me suis donc fié à la décision de Rav Yehoucha-Yechayia Neuwirth chlit"a chez qui j'ai fait mes travaux pratiques en halakh'a. Et voyez, cela vous surprendra peut-être, mais il a souffert longtemps d'une réputation de laxiste.
Je n'ai pas repris sa tendance à autoriser l'ouverture des boîtes de conserves lorsqu'on en vide immédiatement le contenu dans une assiette, parce que son langage n'indique pas clairement une permission "de tout son poids".
Le large public dont vous me flattez m'incite à le traiter avec respect, et par conséquent à ne pas chercher la permissivité à tout prix dans un cas où le problème n'est pas vital (mamzerouth, agouna, perte considérable d'argent, ou même simplement ne pas avoir un plat chaud à manger), alors qu'il suffit d'un peu de bonne volonté pour se sortir du risque de h'illoul chabath.
Mais plus généralement, permettez-moi de m'étonner à mon tour. Pourquoi demande-t-on au Rav ? Parce que sa connaissance livresque lui donne le moyen de tout permettre ? Ou bien parce qu'outre le savoir livresque, la reflexion profonde de la Thora lui est intelligible ?
Que lui demande-t-on ? De servir d'ordinateur capable de trouver, dans un ouvrage inconnu, une note en bas de page qui rend la vie plus facile ?
Ou bien de mettre au service du public sa connaissance, son étude, et son ingestion de la parole Divine pour en indiquer le vécu ? C'est justement pour cela que la Thora elle-même a interdit de mettre par écrit la Loi Orale, pour qu'elle reste la transmission d'un vécu. Du souci de faire vivre sur terre la volonté de Hachemm.
"Yorou michpatékha leYa'acov vethorathekha leYisraël" !