Chovavim
Modérateurs : RAV hai AMRAM, Sarah, Rav Michaël Szmerla, Rav Binyamin Wattenberg, Rav Imanouel Mergui, Les Rabbanim
Chovavim
nous entamons la periode de "chovavim" et j'aimerai connaitre dans un premier temps l'origine de cette periode presentée comme etant un momment propice pour le techouva.y a t il une reference dans le choulhane aroukh ou autre?
deuxiement , y a t il des conditions specifiques pour observer ce processus (ce chovavim n'est il applicable que sur certaines fautes ? par ex,s'applique t il pour ceux qui etudient la tora quelques heures par jour?...)
troisiement, comment fonctionne le systeme, que doit on faire de particulier a part la techouva: faut il jeuner? si oui quels jours?
enfin, je vous remercie pour vos reponses.
kol touv bebirkat hatorah
- Jacques Kohn ZAL
- Rav
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Etant donné la fréquence et la gravité des maladies pendant cette saison, certains ont conservé l’habitude, instituée pendant le haut Moyen-âge, de réciter des seli‘hoth et de jeûner tous les jeudi de ces huit semaines (sauf à Roch ‘hodèch), afin de conjurer les dangers qu’elles font courir, surtout aux enfants.
Les cabbalistes, depuis le Ari zal attribuent aux chovavim tath des significations mystiques, et c’est ainsi qu’ils les consacrent au repentir, spécialement à la réparation des péchés commis bein adam le-‘atzmo (« entre l’homme et lui-même »), et ils s’y consacrent au bittoul ha-yech (« négation de soi ») en jeûnant et en s’imposant des privations.
re chovavim
par ailleurs, si nous sommes amenés a etudier la tora la matinée uniquement, je sais qu'il y a un probleme quant à la fatigue eventuelle generée par le jeune qui pourrait empecher une etude pleine. est ce que cette inquietude est justifiée ou bien non, il faut continuer le jeune en paralléle de l'etude meme si nous n'avons pas la preuve formelle que le jeune amoindrira l'etude?
kol touv bebirkat hatorah
- Jacques Kohn ZAL
- Rav
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A l’origine de ces jeûnes, aujourd’hui largement tombés en désuétude, se trouve la croyance que les fêtes de Pessa‘h et de Soukoth, qui viennent de s’achever, ont pu être l’occasion d’excès de toutes sortes qu’il convient, ces festivités terminées, de se faire pardonner.
Quant à l’impact que peut avoir un jeûne sur la qualité de l’étude de la Tora, il appartient à chaque individu de l’apprécier et d’en prendre la mesure.