Qu'en est-il de la jouissance ?

(relations entre l'homme et son prochain, les middoth)

Modérateurs : RAV hai AMRAM, Sarah, Rav Michaël Szmerla, Rav Binyamin Wattenberg, Rav Imanouel Mergui, Les Rabbanim

Répondre
Rachache
Messages : 4
Enregistré le : 07 déc. 2006, 19:26

Qu'en est-il de la jouissance ?

Message par Rachache » 08 janv. 2007, 12:28

Chalom,
Pouvez-vous me dire ce que nos écrits disent sur la jouissance, qu'elle soit matérielle, physique ou morale ?
Est-il fait une relation entre jouissance et souffrance?
Quels sont les termes utilisés ?
Merci d'avance.

Avatar du membre
Jacques Kohn ZAL
Rav
Messages : 2771
Enregistré le : 18 déc. 2003, 17:39
Localisation : Jérusalem

Message par Jacques Kohn ZAL » 08 janv. 2007, 14:20

La Tora nous ordonne d’être saints (Wayiqra 19, 2), et de cette injonction découle le commandement : « Sanctifie-toi avec ce qui t’est permis » (Yevamoth 20a).
De ce commandement, la halakha déduit deux corollaires :

1. Nous avons l’obligation, dans ce qui nous est permis, de nous abstenir, non seulement de tout excès pouvant nous éloigner de ce devoir de sainteté, mais aussi de ce qui pourrait nous inspirer, même indirectement, des pensées malsaines.

2. Mais la Tora dit également du nazir, c’est-à-dire de celui qui fait vœu de s’abstenir de choses permises comme le vin, qu’il est un « pécheur » (Nazir 3a), et ce parce qu’il a renoncé à l’un des plaisirs du monde créé par Hachem. De cette déclaration découle le principe selon lequel le judaïsme se tient à l’écart de toute forme d’ascétisme.

Peut-être peut-on dire que l’idéal, pour un Juif, consiste à trouver un point d’équilibre entre la sainteté et le plaisir. Quant à la souffrance, elle me paraît ici se situer exactement à l’opposé de la jouissance, et répondre par conséquent aux mêmes lois en sens opposé.

Répondre