Des "mitsvot" pour les animaux ?
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Des "mitsvot" pour les animaux ?
On dit souvent que le libre arbitre est le propre de l'Homme, ce qui le différencie des animaux.
C'est ce libre arbitre qui fonde la capacité de l'Homme à choisir entre le Bien et le Mal, à "choisir la vie", comme on le lit en Devarim 30:19.
Accomplir les mitsvot (ou pas...) relève donc du libre arbitre de l'Homme... une affaire exclusivement humaine en quelque sorte.
Or, en Bereshit 1 :20-23, lors du récit du 5ème jour de la Création où sont créés êtres aquatiques et volatiles, HaShem bénit ces créatures et leur enjoint de "fructifier et multiplier" (perou ourevou) ... selon la même expression qui sera utilisée plus loin dans le texte lorsque la mitsva de "fructifier et multiplier" sera donnée à l'Homme.
A première vue, il semble donc que les animaux - du moins les animaux aquatiques et les volatiles - aient reçu une "mistva"... comment cela est-il envisageable si ceux-ci n'ont pas de libre arbitre ?
J'ai lu un commentaire du Rav S. Hirsh qui - si j'ai bien compris - différenciait la chose en se basant sur la différence de formulation (pour les animaux il est dit (Bereshit 1:22)"vayevarekh otam E-lokim lemor:(...)", et dans le cas de l'Homme (Bereshit 1:28) :vayevarekh otam E-lokim, vayomer lahem E-lokim :(...)", mais j'avoue que j'ai du mal à comprendre le raisonnement...
Pourriez-vous m'éclairer et éventuellement me citer d'autres sources expliquant l'absence de libre aribtre (et donc de mitsvot) pour les animaux ?
Merci !
- Rabbin Marc Meyer
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Chavua Tov avant tout! Cette question est liée aux animaux mais est d'un autre sens. Une fois, j'étais en train d'expliquer les lois du Chabbat aux visiteurs de la Synagogue, particulièrement le fait qu'il faut même les transgresser pour sauver la vie humaine, un écolier m'a posé une question suivante. On transgresse les lois du Chabbat pour sauver la vie humane. Mais un vétérinaire, p.ex., a-t-il le droit de transgresser les lois du Chabbat pour sauver la vie d'un animal? J’ai trouvé cette question très intéressante mais je ne savais pas ce que j’y devais répondre.Rabbin Marc Meyer a écrit : Il semble évident que la formulation du texte vers les animaux exprime tout simplement une bénédiction que l'avenir vérifiera, alors que pour les hommes du peuple élu cette formulation est l'expression d'un ordre divin. Pour le reste de l'humanité comme pour les femmes du peuple élu, l'ordre ne fait qu'exprimer l'idée que l'humanité a été créée par D-ieu dans le but de peupler la terre
Merci d'avance pour votre réponse.
Respectueusement
- Rabbin Marc Meyer
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Tel n'est pas le cas pour un être humain et comme l'enseigne nos Sages "on ne repousse pas une âme à cause d'une autre âme" (bien que dans certains cas il est permis par exemple de tuer pour sauver soi-même ou un poursuivi).
Il ne sera pas permis de transgresser les interdits du Shabbath pour sauver la vie d'un animal.