jeune du 1er né
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jeune du 1er né
un 1er né né par cesarienne doit il jeuner erev pessah?
en passant, est il habilité à laver les mains des cohanim?
merci
- Rav Binyamin Wattenberg
- Messages : 6569
- Enregistré le : 24 févr. 2011, 19:26
(je ne m'étends pas plus puisque le jeune est déjà passé, désolé du retard).
2) Non plus.
Et même concernant un 1er né "sans césarienne", malgré que cette coutume (de remplacer le Lévi manquant par un be'hor) soit mentionnée dans les poskim -Mishna Broura (§128,sk.22), Shoul'han Arou'h Arav (séif 10)-
le Kaf A'haim (§128, sk.40) écrit qu'il n'a jamais vu que l'on applique cette "loi", et c'est probablement dû au fait que le Zohar laisse entendre que c'est uniquement le Lévi qui est habilité à le faire.
concernant le birkat cohanim, quelles sont vos sources?
merci
- Rav Binyamin Wattenberg
- Messages : 6569
- Enregistré le : 24 févr. 2011, 19:26
C-à-d qu'en effet le Mishna Broura fait partie de ceux qui tranchent que le "be'hor" qui vient après une fausse couche est tenu de jeuner (et ce n'est pas le seul, voir encore Arou'h Ashoul'han (§470,3) et d'autres) , mais il faut savoir que la partie la plus "'hidoushique" est que le "be'hor par césarienne" n'est pas tenu de jeuner.
En effet on pourrait imaginer qu'étant donné que ce jeune est simplement "ze'her laness", il devrait aussi jeuner, malgré qu'il ne soit pas considéré ala'hiquement "be'hor" pour l'héritage (ni pour le Pidion). Et la dispense de jeune dans ce cas n'est pas si évidente. Le Kaf A'haim (§470, sk.3) l'en dispense à cause du Safek.
Donc le 1er né "apres une fausse couche" qui doit jeuner c'est surtout parce qu'il est 1er né, et en plus il l'est aussi ala'hiquement vis-à-vis de l'héritage.
2) Là, pour laver les mains des cohanim, on recherche la kdousha du be'hor (à la différence du Taanit où on avait imaginé un "ze'her laness") donc il est normal de ne pas considérer un be'hor par césarienne.
Vous retrouverez aussi cette précision dans les mots des poskim, comme le Mishna Broura qui écrit (§128, sk.22) "be'hor peter ré'hem". Voir encore le Taz, le Maguen Avraham, le Baer étèv, le Ma'hatsit Ashékel, le Ateret Zkenim, et autres commentateurs du Shoul'han Arou'h (o"h §128)