Suicide et loi juive
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Suicide et loi juive
je connais quelqu'un dont le fils (15 ans) s'est malheureusement suicidé..
(z"l).
Loin de moi l'envie de critiquer telle ou telle personne, mais j'ai été très étonné de voir un rav à l'enterrement, un rav toute la semaine pour les offices et le kaddich..
Je croyais que le suicide était interdit dans le judaisme et que l'on avait pas le droit de faire kaddich pour un suicidé...
De plus, il est enterré dans un quartier juif du cimetierre ??
- Jacques Kohn ZAL
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Selon la halakha, les honneurs funéraires sont interdits aux personnes qui se sont donné la mort (Rambam, Hilkhoth avèl 1, 11 ; Choul‘han ‘aroukh Yoré dé‘a 345, 1 et suivants ; Kitsour Choul‘han ‘aroukh 201, 1).
Toutefois, n’est considéré comme un « suicide » au sens de la halakha que le fait de s’ôter la vie immédiatement après avoir annoncé son intention de le faire.
Dans les autres cas, le défunt doit recevoir tous les honneurs qui lui sont normalement dûs. En particulier, dans le cas du suicide d’une personne accablée par des souffrances physiques ou mentales, celle-ci est considérée comme n’étant pas pleinement responsable de ses actes, et elle a droit aux honneurs normalement prévus pour un mort.
Le Choul‘han ‘aroukh cite comme exemple d’un suicide non réprouvé par la halakha celui du roi Saül, qui s’est donné la mort sous la contrainte (I Samuel 31, 1 et suivants).