Celui qui accomplit une mitswa est préservé de tout mal

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levym
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Celui qui accomplit une mitswa est préservé de tout mal

Message par levym » 28 juin 2005, 13:22

Hier soir la question suivante m'est venue subitement et m'a profondement perturbée. J'espere que vous aurez une reponse a votre disposition.

Il est connu que chlou'hé mitsva énane nisokines, n'est-ce pas?

Comment se fait-il alors que, il y a un peu moins que 2 ans, Hachem ait laissé un terroriste (yimmah chémo) monter dans le bus numero 2 a Yerouchalaim et se faire exploser? Pourtant, presque toutes ces personnes étaient en train d'aller prier aux vestiges du beth hamikdach, chéyibané bimhéra. Donc en vertue de ce principe, l'attentat n'aurait pas du avoir lieu.

La premiere réponse qui m'est venue à l'esprit est que c'est makom sakana.
Mais c'est faux. En effet même durant les periodes les plus dangereuses le risque qu'un bus soit la cible d'un attentat est relativement faible. Ce n'est donc pas une réponse.

Je compte sur vous pour me répondre. Merci

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Jacques Kohn ZAL
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Message par Jacques Kohn ZAL » 28 juin 2005, 15:57

Il en est du principe selon lequel « celui qui accomplit une mitswa est préservé de tout mal » (chelou‘hei mitswa einan nizokin) comme de tous les problèmes touchant à la théodicée, c’est-à-dire à l’injustice apparente que constituent les souffrances du juste opposées aux félicités de l’impie.
Que deviendrait la liberté de l’homme face à Hachem et face à son destin s’il existait un automatisme entre ses attitudes et ses gestes, d’une part, et la réponse donnée par le Ciel à ces attitudes et à ses gestes ? Il est certain que sa confiance dans le Très-haut ne saurait dépendre de sa bonne ou sa mauvaise fortune du moment.
De la même manière, le principe en question, affirmé dans la Guemara (voir notamment Pessa‘him 8a), n’est jamais dépendant d’un déterminisme. Et d’ailleurs, nos textes eux-mêmes (Yoma 11a, Qiddouchin 39b) affirment qu’il ne s’applique pas si le danger a préexisté à l’accomplissement de la mitswa.

levym
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Message par levym » 05 juil. 2005, 15:28

alors que signifie "chelou‘hei mitswa einan nizokin", si on peut avoir les mêmes domages qu'en dehors de l'accomplissement de la mitswa?
de plus, la guémara dit "makom sakana" et pas si le danger a préexister
merci

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Jacques Kohn ZAL
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Message par Jacques Kohn ZAL » 05 juil. 2005, 17:19

En accomplissant une mitswa, on met des chances de son côté. On ne contracte pas une assurance « tous risques ».

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