Substance généalogique et Tora.

Vos questions sur la vie judaïque et le judaisme

Modérateurs : RAV hai AMRAM, Rav Dov Roth-Lumbroso, Sarah, Rav Michaël Szmerla, Rav Binyamin Wattenberg, Rav F.Klapisch, Rav Imanouel Mergui, Rabbin Marc Meyer, Jacques Kohn ZAL, Rav Efraim Cremisi, Feinermann, Pr. D. KAMOUN, Les Rabbanim

Répondre
nordevan
Messages : 13
Enregistré le : 02 oct. 2006, 13:49

Substance généalogique et Tora.

Message par nordevan » 17 nov. 2006, 17:35

Bonjour,
J'ai appris que l'âme est une notion grecque et que Pythagore croyait en une transmigration (croyance orphique).
Par contre, l’immortalité de l’âme n’est affirmée nulle part dans la Tora.
Et toute orthodoxie, peut-on penser que l'homme vient au monde, chargé de "valises", de problèmes issus , soit de "nos"vies passées, soit de nos aïeuls? Et-il légitime, par rapport à la Tora, de dire que l'on hérite de quelque chose à la naissance, ou arrive-t-on totalement vierge ? En bref, y-a-t-il une "substance" qui se transmet de génération en génération?
Merci.

Avatar du membre
Jacques Kohn ZAL
Rav
Messages : 2771
Enregistré le : 18 déc. 2003, 17:39
Localisation : Jérusalem

Message par Jacques Kohn ZAL » 18 nov. 2006, 18:43

Sans entrer ici dans les méandres de la philosophie pythagoricienne sur l’origine de l’âme, philosophie d’ailleurs battue en brèche par Aristote, je me contenterai de rappeler ici le verset de Berèchith 2, 7 qui nous apprend que « Hachem insuffla dans les narines [de l’homme] un souffle de vie (nichmath ‘hayyim), et l’homme fut une âme (néfech) vivante ».

Selon le judaïsme, l’âme est une émanation divine qui « anime » l’être humain à sa naissance.

Dans un regitre tout à fait différent, l’homme n’arrive pas au monde totalement vierge, mais il est chargé d’une hérédité et d’un atavisme qui contribuent à son développement.

Comme nous l’apprend la littérature rabbinique, ma‘assei avoth simane la-banime (« les actions des pères sont comme un “signe” conféré aux enfants »). Ce principe, souvent invoqué soit pour expliquer soit la perversité de certains individus, soit les vertus de certains autres, est rappelé notamment par le Méchekh ‘hokhma (ad Berèchith 15, 15) à l’appui de la tradition selon laquelle Ismaël a fait techouva à la fin de sa vie (voir Rachi ad Berèchith 25, 9) : C’est sa filiation abrahamique qui l’a remis sur le droit chemin.

Répondre