Afikoman
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Afikoman
Dans la Hagada on cite la michna qui dit qu'on ne mange pas d'afikoman après le korban Pessah. Afikoman voulant dire dessert si j'ai bien compris.
Alors pourquoi donc appelle-t-on "afikoman" la matsa/ tsafoun mangée en fin de repas?
Elle représente selon les avis un rappel du korban pessah, de la matsa mangée en accompagnement, les deux, le pessah et le haguiga...
L'appeller afikoman me semble, à première vue, curieux et déplacé...
mais il doit y avoir une explication.
Kol Touv.
- Jacques Kohn ZAL
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Certains le font dériver de epikomoi (« dessert »), de epi komon (« divertissement après dîner »), ou de epikomion (« chant festif »).
La Michna (Pessa‘him 10, 8) énonce que « l’on ne doit pas ajouter un afikoman après l’agneau pascal », étant donné que celui-ci constituait la dernière nourriture que l’on consommait le soir de Pessa‘h (Pessa‘him 119b – 120a).
Depuis la destruction du Temple, le mot afikoman est devenu comme un « pense-bête » destiné à nous rappeler symboliquement le sacrifice pascal.
Du fait que la Michna ci-dessus rapportée constitue la réponse donnée par le père au fils ‘hakham, on considère parfois qu’il s’agit là d’un ‘hoq, c’est-à-dire une loi dont le sens nous échappe.
On peut donc dire que le nom afikoman échappe à toute rationalité. Au reste, la partie de la Haggada appelée tsafoun (« ce qui est caché »), qui correspond au moment de sa consommation, témoigne du mystère qui l’entoure.