Lapidation et cabarets

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Pierre-Alain Putallaz
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Lapidation et cabarets

Message par Pierre-Alain Putallaz » 11 juin 2007, 10:32

Actuellement, je travaille sur un manuscrit d'un Valaisan (Suisse) qui a vécu de 1736 à 1808 et j'aimerais savoir ce qu'il faut penser de deux de ses affirmations.
1° Il indique que c'est "la dispersion des Juifs qui abrogea la lapidation", parce qu'ils n'ont plus osé l'appliquer "dans les terres étrangères qu'ils habitent parce que les souverains de celles-ci s'y sont opposés".

2° Il écrit encore: "Il est bon d'observer que chez les Juifs (d'avant la diaspora) donner du vin le jour de sabbat était une oeuvre servile que la religion anathématisait, de sorte que les cabarets étaient fermés les jours destinés à la sanctification et que personne ne les fréquentait." (Il ne parle que des cabarets et non du cadre familial.)

Pourriez-vous m'indiquer si ces deux affirmations sont acceptables, telles quelles? Vous me rendriez en effet un grand service en me répondant, car je n'ai rien trouvé de satisfaisant dans mes lectures à leur sujet. Et comme je ne suis pas de religion juive, je voudrais être certain que mes commentaires soient historiquement corrects.
Merci. Avec mes salutations les meilleures.
P.-A. Putallaz

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Jacques Kohn ZAL
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Message par Jacques Kohn ZAL » 11 juin 2007, 11:26

1. Selon le Talmud, l’application des peines capitales a été abolie quarante ans avant la destruction du Temple, soit en l’an 30 de l’ère commune. La pensée juive ne peut par conséquent accepter l’opinion selon laquelle ce serait la dispersion des Juifs qui aurait abrogé la lapidation. Cette abrogation a en effet précédé l’exil de quarante années.

2. L’affirmation selon laquelle la distribution du vin le jour de Chabbath était une « œuvre servile » n’est pas acceptable par un esprit juif.
Peut-être l’auteur de cette affirmation a-t-il confondu l’institution du Chabbath, journée pendant laquelle les activités commerciales – et donc l’ouverture des cabarets – est proscrite, et la cérémonie du kiddouch, qui marque le commencement de cette journée, au cours de laquelle des bénédictions spécifiques sont prononcées par le maître de maison, coupe de vin à la main.

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