Parachath Peqoudei – A propos de la « plaque »
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- Jacques Kohn ZAL
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Parachath Peqoudei – A propos de la « plaque »
Pourquoi est-il écrit : « ils écrivirent », au pluriel, alors qu’il aurait été plus logique d’employer le singulier : « il écrivit » ?
La Guemara (Yoma 38a et b) nous apprend qu’un artiste appelé Ben Qamtsar était capable, à l’époque du Temple, de tenir quatre stylets entre les cinq doigts d’une de ses mains et d’écrire simultanément quatre lettres.
C’est ainsi qu’il pouvait, en une seule fois, écrire les quatre lettres du Nom de Hachem. Or, si les deux premières de ces lettres (yod et hè) forment à elles seules ce Nom, l’ajout de la troisième (waw) supprime leur caractère sacré et équivaut à un effacement, ce qui est interdit. Voilà pourquoi le talent de Bar Qamtsar était apprécié des rabbins.
De la même façon, lorsqu’il s’est agi de confectionner la « plaque » du kohen gadol, on a fait appel à plusieurs personnes pour graver les lettres qui y étaient inscrites, d’où l’emploi du pluriel dans le verset cité plus haut.
- Jacques Kohn ZAL
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Haftara parachath Cheqalim – La confiance règne
Pour assurer le financement des travaux de restauration, Joas employa successivement deux méthodes. La première fut un échec, la seconde un succès.
Dans un premier temps, le roi demanda aux kohanim de recueillir des fonds auprès des personnes de leurs connaissances (II Rois 12, 4) et de les reverser entre les mains des trésoriers.
Commentaire de Malbim : Pendant les années du règne d’Athalie, on n’avait pas fait payer le demi-chéqel dû par chaque homme adulte pour assurer le fonctionnement des services du Temple. Aussi Joas demanda-t-il aux kohanim de recouvrer les sommes qui n’avaient pas été encaissées pendant ces années-là.
Vingt-trois ans s’écoulèrent (Ibid. verset 6) sans que les travaux aient été entrepris, les kohanim n’ayant manifesté aucun zèle pour l’exécution de la mission qui leur avait été confiée. Peut-être même avaient-ils détourné à leur profit les sommes qu’ils avaient recueillies (Malbim).
On changea alors de méthode : Au lieu d’aller chercher l’argent chez les gens, on installa près de l’autel un tronc muni d’une fente (verset 10) dans lequel était versé l’argent apporté par les fidèles.
Ce tronc était vidé par le secrétaire du roi et le kohen gadol toutes les fois qu’il était plein, et son contenu était remis aux artisans chargés des travaux.
« On ne comptait pas avec les hommes entre les mains desquels on remettait l’argent pour le donner à ceux qui faisaient l’ouvrage, précise le texte (verset 16), car ils agissaient fidèlement. »
D’où la règle selon laquelle on doit accorder une confiance totale aux responsables des caisses de charité (Baba bathra 9a).
En corollaire de ce principe, précise le Kitsour Choul‘han ‘aroukh (29, 10), on doit toujours se comporter de telle façon à ne pas éveiller de soupçons sur sa probité. Les kohanim qui recueillaient l’argent dans la caisse du Temple ne devaient en effet porter, dans l’accomplissement de cette tâche, ni bottes ni aucun vêtement muni de poches. De cette façon, « ils se tenaient quittes envers Hachem comme envers Israël », ainsi qu’il est prescrit par la Tora (Bamidbar 32, 22).