Jusqu'où nous est-il permis de réfléchir ?

Vos questions sur le respect du Chabath , Travaux interdits

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henhodel
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Jusqu'où nous est-il permis de réfléchir ?

Message par henhodel » 02 nov. 2009, 16:06

Chalom à vous,
Nous étudions avec notre Rabbin, les halakhot de chabbat.
Nous en sommes à étudier la halakha concernant "l'interdiction de faire et défaire un noeud à chabbat ".
D'après la Torah, le noeud qu'il est interdit de faire ou de défaire est un noeud durable ( permanent ) et de professionnel.
S'ensuit donc une discussion sur les notions de durabilité et de "professionnalisme ". Les avis sont partagés.
Au final, je vais devoir savoir qui de nos sages je dois suivre étant sépharade et de plus ou moins stricte rigueur.
Pouvez-vous me dire quels sont les Sages qui ont donné leurs opinions à ce sujet ?
Est ce qu'il y a des cours ou études un peu approfondis pour femmes, au sujet des opinions des Sages, ou bien jusqu'où m'est-il permis de réfléchir seule ?

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Rav Binyamin Wattenberg
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Message par Rav Binyamin Wattenberg » 04 mars 2015, 17:16

Les femmes comme les hommes peuvent réfléchir seul(e)s et aboutir à une conclusion halakhique d'une souguia discutée chez les commentateurs et décisionnaires, mais à condition de s'en être donné les moyens!

Le psak halakha sera en cela comparable à la chirurgie;
Lorsque les avis sont partagés, le chirurgien doit bien prendre une décision, le fait qu'il soit homme ou femme n'importe pas du moment qu'il est chirurgien et compétent.

S'il n'est pas fou, il ne se permettra pas de se baser sur sa seule analyse tant qu'il n'est pas considéré par ses pairs comme une autorité.
Il en va de même pour la décision halakhique, toute personne compétente en Talmud et en Halakha (suffisamment pour se mesurer aux autorités qu'elle compte contredire) pourra prendre ses décisions à l'instar de tout possek.

Donc pour répondre à votre question:
Jusqu'où nous est-il permis de réfléchir ?
Je dirais:
jusque là où l'on peut, tant que le bon sens ne nous indique pas que nous sommes stupides et orgueilleux de vouloir trancher parmi des avis partagés par des arguments qui reposent sur des textes que nous avons encore imparfaitement compris (voire: pas lus du tout).

Mais le fait d'être une femme n'empêchera pas de décider de sa halakha, si elle comprend son Shas et les poskim convenablement (=l'autodidacte, homme ou femme, sera exclus)

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