Etre dans un taxi chabath (pour un interne en médecine)
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Etre dans un taxi chabath (pour un interne en médecine)
j'ai un ami étudiant en médecine en france.
Dans le cadre de l'internat, il doit parfois faire des gardes le vendredi du matin jusque tard dans l’après midi, ce qui lui pose un problème pour chabath.
Jusqu'à maintenant il arrivait à se faire remplacer, mais cela devient de plus en plus difficile au risque de perdre son année et ne pas avoir son diplôme.
Aurais-t-il le droit de rentrer avec un chauffeur goy, qui viendrait le chercher (ouvrirait la porte de la voiture pour lui...) ?
(est ce que cela ressemble à ce que dit rav eliezer melamed (peninei halaha) ici ?)
hag sameah
- Rav Binyamin Wattenberg
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Les personnes se trouvant dans un cas similaire se débrouillent pour passer shabbat à proximité, à l'hôtel ou en se faisant inviter (etc.), voire, marchent deux ou trois heures en arrivent très tard chez elles.
- Rav Binyamin Wattenberg
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Ce n'est pas la même chose.
Là-bas il est question de prendre la voiture en raison du "Pikoua'h Nefesh", ou encore de se faire conduire par un non-juif sous motif de dérogation spéciale pour "aider les malades" :
ואף שאסרו חכמים ליהנות ממלאכת גוי בשבת ... לצורך חולים התירו
Dans votre cas, les malades n'ont pas BESOIN de votre ami, c'est LUI qui a besoin de se trouver à l'hôpital pour valider son année.
S'il ne vient pas, que va-t-il se passer? Les patients vont périr ou il va simplement perdre son année d'internat?
S'il est déjà médecin (=il n'a pas besoin de valider quoi que ce soit) et qu'on a réellement besoin de lui, là on pourrait parler de déroger à certains interdits d'ordre rabbinique pour aider les malades.
Le Rav Rottenberg z"l avait autorisé au Dr Temstet z"l certaines Koulot (écrire l'ordonnance avec Shinouy, porter le cartable avec Shinouy...) lorsqu'il était médecin de Châtillon sous Bagneux, vers 1965. (cf. Mémoires du Dr Elie Temstet, p.211)
(Alors que Rav Yaakov Tolédano et Rav Aharon Westheim considéraient que cette situation professionnelle n'était pas compatible avec une vie de Ben Torah. cf. p.209 et 210...)