Le suicide et la shoah
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Le suicide et la shoah
Le suicide est interdit. J'ai même entendu dire que les suicidés sont enterrés à part ( minhag local ou général?).
Ma question: que dire des déportés qui se suicidaient en se jettant sur les barbelés électrifiés ?
Kol touv.
- Jacques Kohn ZAL
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La pratique, cependant, tend à accorder aux suicidés, toutes les fois qu’il est possible de le faire, le bénéfice du doute quant à leurs motifs.
2. La question de savoir si ceux qui étaient enfermés dans les camps de concentration avaient ou non le droit de se suicider est de celles que l’on a le droit de se poser. Mais il n’est pas permis, à nous les survivants de la Shoah, de répondre à cette question. Seuls peuvent le faire les rescapés des camps de la mort…
(Sur le problème général de la Shoah, veuillez vous reporter à mes réponses données les 20 et 22 janvier dernier sous la référence : (« Pensée juive - Questions générales - Peut-on comprendre la Shoah ? »)
Mais je reste un peu sur ma faim (de comprendre).
Loin de moi de critiquer nos frères qui se sont suicidés pendant la Choah. Je cherche à comprendre ce qui distingue un suicide "acceptable" d'un suicide "inacceptable" ? Je me dis que quelqu'un qui se suicide doit lui aussi être "au bout du rouleau " que ce soit par souffrances physiques, psychologiques, morales etc Où passe la frontière?
Je perçois des différences grace à vos explications mais ce n'est pas encore très clair dans mon esprit.
KOLl TOUV.
- Rav Dov Roth-Lumbroso
- Rav
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Echappent à cette réprobation de la halakha les cas suivants :
– Le suicide commis dans l’intention d’échapper à une ‘avèra très grave, comme la débauche, l’homicide ou l’idolâtrie.
– Celui commis par ceux qui refusent que leurs corps soient profanés par des criminels ou des ennemis, comme cela se présenta pour le roi Saül, ou pour des élèves d’un séminaire de jeunes filles menacées de viol par les Nazis, ou comme ce fut peut-être le cas pour certains déportés.
Ne sont pas condamnés par le Choul‘han ‘aroukh les suicides commis sous l’empire d’un état de démence aigu. Vous pouvez appeler ceux-là des suicides « acceptables ».